Une foule disparate pour la Journée internationale des travailleurs

Des drapeaux aussi variés que le drapeau communiste, ceux des grandes centrales syndicales québécoises, de partis politiques ou même de Cuba étaient brandis dans la foule composée de personnes de tout âge.
Photo: Adil Boukind Le Devoir Des drapeaux aussi variés que le drapeau communiste, ceux des grandes centrales syndicales québécoises, de partis politiques ou même de Cuba étaient brandis dans la foule composée de personnes de tout âge.

C’est une foule plutôt hétéroclite qui s’est rassemblée dimanche après-midi, à Montréal, à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Les quelques milliers de personnes présentes ont amorcé leur itinéraire rue Sainte-Catherine dans une ambiance effervescente en scandant des slogans tels que « So-so-so-solidarité » ou encore « Travailleuses et travailleurs, ensemble pour un monde meilleur ».

Des drapeaux aussi variés que le drapeau communiste, ceux des grandes centrales syndicales québécoises, de partis politiques ou même de Cuba étaient brandis dans la foule composée de personnes de tout âge qui répondait, comme tous les ans, à l’appel de la Coalition du 1er mai, un regroupement d’organisations syndicales, communautaires et de la société civile.

Le directeur exécutif du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), Pierrick Choinière-Lapointe, était sur place pour réclamer des « services publics de qualité ». « On veut un régime d’assurance universel et un salaire minimum de 18 $ l’heure », a-t-il déclaré au Devoir, en cette journée où le salaire minimum vient d’être haussé à 14,25 $ au Québec. « Toute hausse est la bienvenue », a-t-il affirmé, sans toutefois s’en montrer pleinement satisfait.

Une diversité de manifestants

 

Non loin de la scène où quelques orateurs dynamiques se sont succédé, Samuel, militant du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Québec, est quant à lui venu « rencontrer les gens sur le terrain » en tenant un drapeau orange à l’effigie du parti. « On est venu montrer notre sympathie au mouvement des travailleurs », a-t-il exprimé tout en ajoutant que la hausse du salaire minimum est « un pas dans la bonne direction, mais c’est loin d’être suffisant ».

La manifestation au centre-ville a réuni des personnes de toute origine, comme en témoignait la présence de Julia Salles, venue brandir avec des consœurs une longue banderole rouge anti-Jair Bolsonaro, le président du Brésil. « Nous avons un président d’extrême droite au pouvoir au Brésil, la situation des travailleurs est vraiment difficile », a-t-elle déploré, s’exprimant au nom du Comité populaire de la lutte pour les Brésiliens au Canada, un groupe qu’elle a récemment cofondé.

À voir en vidéo