Les chiens en laisse pourraient être admis dans le métro de Montréal

La présence de chiens dans le métro pourrait être limitée à certaines voitures du métro ou à des moments précis de la journée, en dehors des heures de pointe par exemple.
Graham Hughes La Presse canadienne La présence de chiens dans le métro pourrait être limitée à certaines voitures du métro ou à des moments précis de la journée, en dehors des heures de pointe par exemple.

D’ici la fin de l’année, les chiens en laisse pourraient être autorisés dans le métro de Montréal. Les élus montréalais ont approuvé, mardi, la tenue d’un projet pilote permettant aux propriétaires de chien d’amener leur animal dans le réseau souterrain de la Société de transport de Montréal (STM).

La motion déposée par l’opposition à l’hôtel de ville a reçu l’appui de l’administration Plante, moyennant quelques modifications. Ensemble Montréal a fait valoir que plusieurs villes dans le monde, parmi lesquelles Copenhague, Amsterdam et Londres, autorisaient déjà les chiens en laisse dans les transports en commun.

Le chef de l’opposition, Aref Salem, a rappelé que la pandémie avait incité beaucoup de Montréalais à adopter un animal. À l’heure actuelle, environ 24 % des foyers de la région métropolitaine ont un chien. « Je pense qu’aujourd’hui, c’est contre-productif d’utiliser sa voiture pour déplacer un chien vers une clinique vétérinaire, un parc à chiens ou ailleurs », a-t-il expliqué.

Selon lui, la présence de chiens dans le métro pourrait être limitée à certaines voitures du métro ou à des moments précis de la journée, en dehors des heures de pointe, par exemple.

Avancer doucement

 

Sa collègue Effie Giannou a fait remarquer qu’à Toronto, où les chiens sont admis dans le métro, aucun cas de morsure n’a été signalé et l’achalandage n’a pas diminué. À Madrid, certains autocars sont réservés aux chiens en laisse, a-t-elle souligné : « Il y a différentes façons dont la STM pourra réaliser ce beau projet. »

Le conseiller de Projet Montréal dans le district Hochelaga, Éric Alan Caldwell, a indiqué qu’il soumettrait la proposition au conseil d’administration de la STM, qu’il préside lors de sa réunion du mois de mai. Il a insisté sur l’importance de maintenir une bonne cohabitation dans le métro. « Il faut avancer de façon prudente, mesurée, et c’est ce qu’on fera », a-t-il dit. « Il y a des gens qui, pour plein de raisons, ont arrêté de prendre le transport collectif. Donc, l’idée, c’est de les ramener dans le réseau, de faire en sorte qu’ils se sentent bien et qu’on ait un réseau performant, accueillant, efficace et sécuritaire. »

À l’heure actuelle, pour entrer dans le métro, les animaux doivent être en cage ou dans un « récipient fermé », à l’exception des chiens-guides ou d’assistance.

Cette proposition d’Ensemble Montréal fait suite à une pétition lancée par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) qui avait recueilli plus de 16 500 signatures.

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