La police de Québec a des pouvoirs accrus en vue d’une manifestation anti-mesures sanitaires

Des manifestants opposés aux mesures sanitaires se sont rassemblés à Québec le 6 février dernier pour protester. Les organisateurs ont promis qu’ils reviendraient les 18 et 19 février dans la capitale du Québec.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Des manifestants opposés aux mesures sanitaires se sont rassemblés à Québec le 6 février dernier pour protester. Les organisateurs ont promis qu’ils reviendraient les 18 et 19 février dans la capitale du Québec.

La Ville de Québec donne des pouvoirs accrus aux policiers en vue des manifestations contre les mesures sanitaires prévues pour samedi et dimanche. Le chef de police aura la possibilité d’intervenir directement sur les stationnements et la circulation tandis que ses agents pourront imposer des amendes aux citoyens qui consomment de l’alcool et cuisinent dans les rues.

En point de presse mercredi, le maire de Québec Bruno Marchand a déclaré que « ce n’est pas parce que ça a bien été la dernière fois » que son organisation devait nécessairement « répéter les mêmes choses ».

Contrairement à Ottawa, la capitale québécoise n’avait pas trop pâti de la venue sur son territoire du convoi opposé aux mesures sanitaires il y a deux semaines. La Ville dit toutefois avoir tiré des leçons de cet épisode en prévision du retour des manifestants cette fin de semaine.

Deux changements règlementaires entrent dès lors en vigueur. Le premier permettra au chef de police de prendre « toute décision » avant et pendant la manifestation concernant le stationnement, la circulation et les fermetures de rue.

La Ville suspend en outre le règlement qui permettait aux gens de consommer de l’alcool dehors depuis le début de la pandémie. Il sera également interdit de cuisiner en plein air.

Enfin, le maire Marchand a répété que le règlement sur les nuisances sonores était toujours en vigueur. Les nuisances liées à l’utilisation abusive du klaxon sont passibles d’amendes de 2000 dollars à 10 000 dollars, a-t-il rappelé.

Peu de réactions

 

Questionnés au sujet de ces nouvelles mesures, les organisateurs de la manifestation semblent leur accorder peu d’importance. Bernard Gauthier dit ne pas avoir de commentaires à faire sur les règlements alors que Kevin Grenier dit y voir « un peu du niaisage ». « Le monde se promèneront avec une bouteille de Coke ; ils mettront du fort dedans, qu’est-ce tu veux que j’te dise ? », a-t-il réagi.

Sur les réseaux sociaux, la manifestation prévue pour cette fin de semaine est décrite comme un « Woodstock de la liberté » au cours duquel un spectacle serait même présenté. Interrogé sur la possibilité d’aménager une scène notamment sur le site, le maire de Québec Bruno Marchand, a rappelé qu’il fallait obtenir un permis pour organiser des festivals et tenir des concerts dans les rues.

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