Ouverture des écoles: le risque est minime, insiste François Legault

Le premier ministre du Québec François Legeault. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le premier ministre du Québec François Legeault. 

Malgré les inquiétudes, le premier ministre François Legault a de nouveau insisté que de permettre aux élèves de retourner dans les salles de classe cette semaine représente un « risque minime » pour les enfants et les enseignants, et que la situation épidémiologique le permet.

« Ce qu’on voit depuis une semaine, c’est qu’on a réussi à freiner l’augmentation », a-t-il dit lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle dimanche. Les prochaines semaines « vont continuer d’être très difficiles », a-t-il dit, mais selon lui il n’y a plus de montée exponentielle des cas de COVID-19 et le Québec a « atteint un plateau », « dans le haut du pic ».

Moins de 100 nouvelles hospitalisations seront annoncées lundi, a-t-il dit, signe selon lui que « c’est quand même positif quand on compare » et que depuis une semaine, « ça s’améliore ». Dimanche, le Québec recensait 105 hospitalisations supplémentaires et 3300 personnes avec la COVID-19 sont actuellement hospitalisées.

La balance des inconvénients fait donc en sorte qu’ouvrir les salles de classe est une bonne décision, estime le premier ministre. Il ajoute que les impacts du virus sont minimes sur les élèves, qui porteront le masque, et que les enseignants ont eu accès plus rapidement à une troisième dose que le reste de la population.

Le premier ministre a par ailleurs affirmé que 600 000 adultes ne sont toujours pas vaccinés dans la province, ce qui représente un « grand défi ». Il compte toujours aller de l’avant avec une contribution santé pour les non-vaccinés et son projet de loi sera déposé début février.

Il a rappelé que le passeport vaccinal sera élargi à des magasins de grande surface dès le 24 janvier. Questionné à savoir pourquoi les employés de ces mêmes grandes surfaces ne se verront pas imposer la vaccination, François Legault a indiqué que les avocats du gouvernement ont dit qu’il ne s’agissait pas d’une avenue possible. « De dire à une personne qui travaille à la SAQ ou dans une grande surface qu’ils n’ont plus le droit de travailler, c’est actuellement, légalement pas possible de la contraindre », a-t-il dit, en ajoutant que les avocats trouvaient « limite » de l’imposer aux employés du réseau de la santé.

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