François Amalega condamné pour violation du couvre-feu

L’homme de 43 ans s’est présenté vendredi matin au palais de justice de Montréal mais s’est vu refuser l’accès, car il ne voulait pas porter de couvre-visage.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’homme de 43 ans s’est présenté vendredi matin au palais de justice de Montréal mais s’est vu refuser l’accès, car il ne voulait pas porter de couvre-visage.

Refusant de porter un couvre-visage pour entrer au palais de justice, l’opposant bien connu aux mesures sanitaires François Amalega Bitondo a été condamné vendredi — en son absence. Il a reçu une amende de 1000 $ pour ne pas avoir respecté le couvre-feu en janvier 2021.

L’homme de 43 ans s’est présenté vendredi matin au palais de justice de Montréal mais s’est vu refuser l’accès, car il ne voulait pas porter de couvre-visage, obligatoire pour y entrer depuis le début de la pandémie.

C’était la journée prévue pour son procès.

Mis au courant de cette situation, le juge de paix Pierre-David Cyr a noté que l’homme est bien au courant des règles et qu’il aurait pu convenir d’une comparution par le système de visioconférence Teams, dans le confort de son salon. « Cela a déjà été fait et cela aurait accepté », a-t-il déclaré dans la salle de cour, mais il a noté qu’il a plutôt choisi de ne pas se présenter en salle d’audience, sans faire parvenir de message.

Le procès s’est donc déroulé sans lui.

Pas la première condamnation

Un policier a témoigné que le 9 janvier 2021, une manifestation a eu lieu à Montréal pour dénoncer le couvre-feu en vigueur à ce moment.

Brandissant un drapeau du Québec, François Amalega Bitondo se trouvait en tête de la marche qui avait commencé à la station de métro Mont-Royal. Peu après 20 h, soit l’heure marquant le début du couvre-feu à ce moment-là, les policiers ont reçu l’ordre de distribuer des constats d’infraction.

François Amalega Bitondo a reçu le sien vers 20 h 50, le délai ayant été expliqué par le policier de la façon suivant : il ne voulait pas coopérer ni s’identifier et s’est même couché par terre. Il a finalement décliné son identité et exhibé son permis de conduire.

Le juge l’a donc déclaré coupable et condamné à une amende de 1000 $, en plus de 500 $ de frais.

Il ne s’agit pas de la première condamnation de l’homme qui cumule les infractions pour non-respect des mesures sanitaires et voit ainsi sa facture globale s’alourdir.

Par exemple, le 14 février 2021, François Amalega Bitondo s’était rendu de son propre chef à un poste de police pour faire savoir aux policiers qu’il ne respectait pas le couvre-feu. Il a déclaré qu’il voulait être détenu en guise de protestation. Il a comparé les mesures sanitaires du gouvernement québécois au régime de Hitler et a filmé toute l’intervention, est-il écrit dans le rapport d’infraction.

Pour cela, il a aussi été condamné à une amende de 1000 $, plus les frais.

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