L’organisateur du party d’influenceurs tente de s’expliquer

«Ceci était mon premier événement de voyage. J’ai grandement appris et je continue d’apprendre de cette expérience. Apprendre de ses expériences, c’est ce qui fait la différence», a déclaré James William Awad, prétendant avoir appliqué des règles sanitaires exemplaires pour son événement.
Photo: Compte Instagram de James William Awad «Ceci était mon premier événement de voyage. J’ai grandement appris et je continue d’apprendre de cette expérience. Apprendre de ses expériences, c’est ce qui fait la différence», a déclaré James William Awad, prétendant avoir appliqué des règles sanitaires exemplaires pour son événement.

L’influenceur James William Awad a tenté de s’expliquer jeudi après la vague d’indignation suscitée par les images de débauche tournées à bord du vol qu’il avait nolisé pour un voyage privé au Mexique. Il dit aujourd’hui travailler sans relâche pour trouver un nouveau vol afin que tous les participants puissent rentrer au pays, alors que Sunwing, Air Canada et Transat ont d’ores et déjà fait savoir que les fêtards n’étaient pas les bienvenus sur leurs vols de retour.

Dans un communiqué publié sur Twitter en fin d’avant-midi, la star des réseaux sociaux de 28 ans a également dit comprendre le sentiment de colère qui a gagné la population après la publication des fameuses vidéos, dans lesquelles on peut voir d’autres influenceurs défier les mesures sanitaires et les règles de bonne conduite en avion.

« Ceci était mon premier événement de voyage. J’ai grandement appris et je continue d’apprendre de cette expérience. Apprendre de ses expériences, c’est ce qui fait la différence », a-t-il déclaré, tout en prétendant avoir appliqué des règles sanitaires exemplaires lors de son événement.

James William Awad affirme avoir contraint tous ses invités à passer un test PCR avant de monter dans l’avion, même si les autorités mexicaines ne l’exigent pas.

Or, des captures d’écran d’échanges entre participants, qui ont depuis fait le tour des réseaux sociaux, laissent croire que certains ont été contaminés durant le voyage, si ce n’est pas avant. Des vidéos de la fête du Nouvel An au Mexique montrent clairement que les règles sanitaires étaient plus que ténues.

C’est aussi ce que montrent les fameuses vidéos tournées à bord du vol de Sunwing, le 30 décembre. Sur ces images qui ont mis le feu aux poudres, on pouvait également apercevoir des invités danser, boire leur propre alcool ou encore vapoter, au mépris des règlements.

Dans la foulée, Sunwing a annulé le vol nolisé pour le retour, ce qui a mis les dizaines de participants à l’événement dans l’embarras. D’autant que Transat et Air Canada ont également fermé la porte à la possibilité de les transporter. Les autorités fédérales ont pour leur part annoncé que les fêtards pourraient devoir faire face à des conséquences à leur retour, à cause des troubles causés à bord de leur vol vers le Mexique.

Dans son communiqué envoyé jeudi, James William Awad indique qu’un accord a failli être conclu avec Sunwing pour le vol de retour. Selon lui, le transporteur proposait entre autres de renforcer la sécurité et de ne plus vendre d’alcool dans l’avion.

Or l’organisateur dit avoir refusé cette offre. « J’ai accepté toutes [les] conditions incluant la présence des gardes tout en les assurant que les mesures établies allaient être respectées. [Mais] nous ne pouvions pas conclure l’entente puisque Sunwing refusait de fournir des repas aux passagers dans un vol d’une durée de cinq heures. Ils ont annulé notre vol basé sur des présomptions, et les autres compagnies aériennes ont fait de même », a raconté celui qui est suivi par un million d’abonnés sur Instagram.

Déjà épinglé par l’AMF

Awad n’en est pas à ses premières frasques. En 2015, l’Autorité des marchés financiers (AMF) avait publié une mise en garde à son endroit, parce qu’il sollicitait des gens par l’entremise de Facebook « en affirmant offrir un système d’investissement unique », sans pour autant avoir de permis de courtier.

À l’époque, il se prénommait Kevin, mais il a depuis fait changer son nom à l’état civil pour James William.

Il est propriétaire de plusieurs compagnies, la principale étant TripleOne, « une entreprise décentralisée où les utilisateurs travaillent ensemble pour aider à construire ses projets et soutenir le fonctionnement global de l’entreprise », peut-on lire sur son site Internet.

TripleOne est domiciliée au Delaware,un État américain reconnu pour sa fiscalité avantageuse.

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