Que faut-il retenir des nouvelles consignes d’isolement et de dépistage?

La Santé publique révise de nouveau ses exigences de dépistage et d’isolement dans la population générale. Regard sur ces nouvelles recommandations.

Québec révise en premier lieu la période d’isolement imposée à la population générale. La Santé publique se colle ce faisant à la recommandation du CDC, aux États-Unis, et de plusieurs provinces canadiennes.

  • La période d’isolement pour les personnes qui ont reçu un résultat positif à la COVID-19 passe de dix jours à cinq jours. Cette directive s’applique aux Québécois double-dosés et aux jeunes de moins de douze ans.
  • Le retour au travail post-isolement doit se faire avec un masque en tout temps.
  • En cas de symptômes prolongés, il faut respecter la période d’isolement originelle de dix jours.
  • Les contacts domiciliaires d’un individu testé positif doivent subir la même période de quarantaine. Les contacts dits « modérés » – plus de 15 minutes sans masque – n’ont qu’à surveiller leurs symptômes pendant dix jours.
  • La période d’isolement des travailleurs de la santé infectés demeure la même: sept jours. Quant aux travailleuses de la petite enfance, la Santé publique s’excuse pour l’« imbroglio » des derniers jours. Une annonce officielle suivra, assure la conseillère médicale stratégique senior de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Marie-France Raynault.

Les dispositions du dépistage changent aussi.

  • Les personnes symptomatiques issues de la population générale ne pourront plus se faire tester par PCR dans un centre de dépistage. Elles devront se tourner vers un test rapide.
  • S’il est impossible de se tourner vers un test rapide, une personne symptomatique doit assumer son infection et s’isoler.
  • Québec affirme travailler à la mise sur pied d’un site d’autodéclaration des cas. La Santé publique en parlait déjà avant les Fêtes.
  • Les tests PCR iront aux personnes issues du milieu de la santé, aux proches aidants, aux personnes domiciliées dans les régions éloignées et dans les communautés autochtones, aux personnes en situation d’itinérance et aux personnes incarcérées.
  • Les autorités sanitaires croient pouvoir diminuer de « moitié » l’achalandage dans les tests de dépistage.

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