Omicron reporte le retour au travail de la fonction publique à Québec

Environ 1750 fonctionnaires devront retourner en télétravail ou y demeurer plus longtemps, annoncent Québec et Lévis.
Photo: Francis Vachon Archives Le Devoir Environ 1750 fonctionnaires devront retourner en télétravail ou y demeurer plus longtemps, annoncent Québec et Lévis.

Les Villes de Québec et de Lévis annoncent la prolongation du télétravail pour leur fonction publique au lendemain de la recommandation en ce sens émise par la Santé publique. Environ 1750 fonctionnaires devront attendre avant de réintégrer les bureaux.

La veille, le conseil du trésor du Québec avait annoncé la suspension jusqu'à nouvel ordre du plan de retour au travail de la moitié de ses fonctionnaires, prévue pour la mi-janvier.

La capitale nationale reporte ainsi la mise en œuvre de son retour au travail, initialement prévue pour le 10 janvier. Le scénario, annoncé cet automne, prévoyait un retour en formule hybride selon laquelle les employés devaient venir au moins deux jours par semaine au bureau.

Ce plan est maintenant reporté à une date indéterminée. La décision touche 1600 fonctionnaires qui se prévalent présentement du télétravail.

Lévis, quant à elle, décrète le télétravail obligatoire dès maintenant. Depuis la mi-novembre, la Ville avait mis en place un plan graduel de retour au bureau qui avait permis à quelque 150 fonctionnaires municipaux de revenir. Ce plan est suspendu jusqu’à nouvel ordre, annonce la Ville par communiqué, une décision qui « sera revue en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et des recommandations du gouvernement ».

Inquiétudes

 

La Santé publique de Chaudière-Appalaches recensait 219 cas, mercredi, soit le nombre de cas quotidiens le plus élevé depuis le début de la quatrième vague de COVID-19. Le CISSS de la région a demandé à la population de collaborer à ses enquêtes épidémiologiques et de respecter l’ordre d’isolement en cas de résultat positif.

La veille, les autorités sanitaires québécoises avaient fait part de leurs inquiétudes quant à la propagation fulgurante du variant Omicron. « Il est à nos portes », avait alors averti le ministre de la Santé, Christian Dubé. En Ontario, le tiers des nouvelles contaminations sont dues au variant.

Dans la Capitale-Nationale, les plus récentes données sur la transmission de la COVID-19 suivent la tendance observée dans l’ensemble du Québec. La Santé publique y rapportait 146 nouveaux cas mercredi. Il faut remonter au 22 avril pour trouver un nombre d’infections quotidiennes plus élevé dans la région.

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