Le futur pont de l’île d’Orléans fait consensus au BAPE

La nouvelle infrastructure doit remplacer le pont en acier qui relie depuis 1935 l’île et Beauport.
Photo: Jacques Boissinot (Archives) La Presse canadienne La nouvelle infrastructure doit remplacer le pont en acier qui relie depuis 1935 l’île et Beauport.

Les cinq intervenants venus parler devant le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE), lundi soir à Beauport, ont tous confirmé leur appui au projet de pont reliant l’île d’Orléans au continent. Certains ont toutefois soulevé leurs inquiétudes devant les conséquences du projet sur l’écosystème fragile du fleuve.

La nouvelle infrastructure doit remplacer le pont en acier qui relie depuis 1935 l’île chantée par Félix Leclerc et Beauport. Les travaux doivent commencer en 2022 pour une mise en service prévue en 2027.

Le chantier du nouveau pont se trouve en plein dans une zone d’alevinage du bar rayé, un poisson disparu, puis réintroduit dans les eaux du fleuve au début des années 2000. L’espèce est désormais considérée en voie de disparition.

Selon le Ministère des Transports du Québec (MTQ), les jetées nécessaires à la construction des piles, des pylônes et des culées de la structure à haubans n’affecteront pas les frayères.

« Le pylône principal sud du nouveau pont est à la marge extérieure de cette frayère », a souligné Frédéric Pellerin, représentant du MTQ, à la commission présidée par Michel Germain.

Pêches et Océans Canada doit approuver le projet avant qu’il puisse aller de l’avant. La demande de mesures compensatoires pour mitiger les effets des travaux sur la faune locale n’est pas exclue, a expliqué le représentant de l’agence fédérale, Dominic Boula. Celui-ci a aussi mentionné que le projet fera l’objet d’une étude d’évaluation d’impact, car le pont touche à des terres fédérales.

Une poignée d’intervenants ont soulevé leurs inquiétudes par rapport au projet, lundi soir.

Pour Jocelyn Labbé, le pont à haubans projeté coûte trop cher. « Ce n’est pas moi qui vais payer la facture, vu mon âge », a affirmé l’homme à la barbe blanche. Il croit qu’un pont plus modeste coûterait moins cher que les 100 millions de dollars présentement réservés à l’édification du nouveau pont et au démantèlement de l’ancien.

Guy Boivin, un autre citoyen, a demandé s’il était possible de conserver le pont présentement en place pour le dédier au cyclisme et à la marche.

Le MTQ oppose une fin de non-recevoir à cette demande. La remise en état du vieux pont et son entretien coûteraient « plusieurs, plusieurs millions de dollars », a insisté son représentant, Frédéric Pellerin. Le ministère a sondé l’intérêt des municipalités environnantes : aucune n’était prête à assumer le fardeau financier.

Le nouveau pont comportera donc une voie de circulation de chaque côté et une bande cyclable de 3 mètres de large pour le passage des vélos et des piétons.

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