La CSN et la CSQ acceptent les ententes de principe sur les CPE

Les éducatrices qualifiées et les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées ont vu leur salaire augmenter de 18 %.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Les éducatrices qualifiées et les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées ont vu leur salaire augmenter de 18 %.

Les 11 000 employés de CPE affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN et les 3 500 travailleurs liés à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) de la CSQ ont entériné les ententes de principe survenues mercredi dernier entre le gouvernement et leurs représentants. La grève générale illimitée est officiellement terminée pour les deux plus grands syndicats des services de garde.

Les membres de la FSSS-CSN ont adopté l’offre gouvernementale à 93 %, a annoncé dimanche la centrale syndicale. « Cette décision met ainsi un terme à la grève générale illimitée que les membres de la CSN exerçaient depuis le 1er décembre dernier », a écrit la CSN dans un communiqué transmis dimanche matin, au terme de deux journées d’assemblées générales.

Il s’agit d’une « négociation historique », a écrit la représentante du secteur des CPE, Stéphanie Vachon, qui souligne que le syndicat a fait « plusieurs avancées grâce à la solidarité et à la détermination » de ses membres.

Les éducatrices qualifiées et les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées ont vu leur salaire augmenter de 18 %. Les augmentations ont été de 8 % à 12,5 % pour les autres travailleurs, alors que « le gouvernement n’offrait au départ que 6 % ».

« De plus, les membres de la FSSS-CSN obtiendront également une prime de reconnaissance équivalant à 3 % de la rémunération des heures travaillées entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021 », note le syndicat.

Les travailleurs en CPE liés à la FIPEQ ont voté pour l’entente de principe à hauteur de 95,5 %. Les éducatrices qualifiées et spécialisées voient leur salaire bonifié de 13 à 18 %. Pour les autres corps d’emploi, principal litige en fin de négociations, les hausses se chiffrent entre 8 et 12 %. Une prime COVID-19 de 3 % sur les heures travaillées en 2020-2021 est aussi concédée aux syndiqués.

Leur contrat de travail signé prendra fin dans 14 mois, soit le 31 mars 2023

Les quatre organisations qui représentent des travailleuses dans les Centres de la petite enfance, à savoir la FSSS-CSN, la FIPEQ-CSQ, le SQEES-FTQ et les Métallos-FTQ, avaient toutes conclu une entente avec Québec, mercredi, l’une après l’autre.

Pas tout à fait satisfaits

Certains détails des ententes laissent les syndicats sur leur faim. « La question des ratios d’enfants par éducatrice reste toutefois en suspens, mais le ministre Lacombe a affirmé être prêt à travailler avec nous pour trouver une solution à ce problème. Nous continuerons donc à mener ce combat sur un autre terrain en vue d’obtenir satisfaction », a indiqué Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN.

Du côté de la FIPEQ-CSQ, les concessions sur le plan des salaires ne suffisent pas tout à fait. « Malgré l’entente que nous venons d’adopter, les diplômées en techniques d’éducation à l’enfance demeurent parmi les moins bien payées de toutes les finissantes d’un programme technique au Québec », a fait valoir la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon. « Les salaires pour les corps d’emploi en soutien demeureront largement en deçà de ceux du secteur public. Souhaitons-nous un climat de négociation plus harmonieux et un gouvernement davantage à l’écoute des préoccupations du réseau en 2023. »

La Fédération de la santé et des services sociaux avait initialement annoncé le retour au travail lundi, malgré le fait que les membres ne s’étaient pas encore prononcés sur l’entente, avant de modifier le message pour indiquer que le retour dépendrait finalement du résultat du vote, ce qui est maintenant chose faite.

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, s’est réjouie de ces résultats. « Cela démontre bien que les offres du gouvernement étaient généreuses et à la hauteur du rattrapage qu’il devait y avoir », a-t-elle soutenu dans une déclaration écrite.

Le mouvement Valorisons ma profession, allié des syndicats lors de ces négociations, parle du « début d’une vraie reconnaissance du réseau de la petite enfance du Québec ».

Quelques jours seront encore nécessaires avant d’obtenir l’avis des 800 syndiqués affiliés à la SQEES-FTQ. Chaque CPE de ce syndicat doit voter indépendamment, et les résultats des votes seront rendus publics au courant de la semaine.

Avec La Presse canadienne


Une version précédente de ce texte faisait mention de 13 000 travailleurs liés à la FIPEQ. Il s'agit plutôt de 3 500 travailleurs. 

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