Examen de conscience pour le SPVQ

La démarche s’inscrit dans le nouveau plan du SPVQ pour améliorer ses pratiques en matière d’inclusion et de représentativité notamment.
Photo: Francis Vachon (Archives) Le Devoir La démarche s’inscrit dans le nouveau plan du SPVQ pour améliorer ses pratiques en matière d’inclusion et de représentativité notamment.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) s’associera à une équipe de chercheurs de l’Université Laval pour améliorer ses « compétences culturelles » et se pencher sur de « possibles biais inconscients ».

Pour l’épauler, le SPVQ a choisi la Chaire de recherche sur l’intégration et la gestion des diversités en emploi (CRIDE) dirigée par le professeur Kamel Béji.

Cette démarche s’inscrit dans le nouveau plan du SPVQ pour améliorer ses pratiques en matière d’inclusion et de représentativité notamment. Ce plan a été dévoilé jeudi à la Ville de Québec en présence de l’experte-conseil en diversité, équité et inclusion à la Ville, Iréna Florence Harris.

Les biais inconscients, a-t-elle expliqué, sont des « raccourcis que notre cerveau prend pour comprendre le monde ».

« Des fois, on a des interactions négatives avec plusieurs personnes du même groupe, de la même religion, puis on se forme un biais là-dessus. Il faut être conscients qu’on a ces biais-là », a poursuivi Mme Harris.

Le SPVQ, qui ne compte toujours aucun policier noir, avait déjà lancé un plan d’action en mai dernier. Mais les événements des dernières semaines l’ont amené à accélérer la cadence. « C’était dans les plans de le faire, mais on va le faire plus rapidement », a expliqué le chef du corps policier, Denis Turcotte.

Mandat à un examinateur externe

En réaction à l’actualité récente, le SPVQ a aussi annoncé qu’il allait embaucher un examinateur externe qui se penchera sur les façons de faire du service. Le choix s’est posé sur Mario Bilodeau, un ancien avocat criminaliste et ex-sous-ministre associé au ministère de la Justice.

Il faut être conscients qu’on a ces biais-là.

Le SPVQ n’exclut pas non plus de mettre sur pied un registre des interpellations, et compte réviser le mandat de l’escouade GRIPP dont les actions l’ont mis dans l’embarras ces deux dernières semaines.

Le maire Bruno Marchand s’est réjoui de cette annonce jeudi. « Ça représente un grand jalon pour moi, ça témoigne d’un corps de police qui est capable de remettre en question ses façons de faire », a-t-il déclaré.

Avec Sébastien Tanguay

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