Risque d’hépatite A dans les sushis d’une épicerie de Montréal

La Santé publique de Montréal presse les personnes qui ont consommé ces sushis de se faire vacciner.
Photo: iStock La Santé publique de Montréal presse les personnes qui ont consommé ces sushis de se faire vacciner.

Des sushis vendus dans une épicerie Provigo de Montréal présentent un faible risque d’être contaminés à l’hépatite A, prévient la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal, qui presse les consommateurs concernés de se faire vacciner contre cette maladie, si ce n’est pas déjà fait.

Le risque de transmission « est faible », mais il est bien réel, indique la Santé publique de Montréal dans un communiqué émis tard vendredi soir. Celui-ci note ainsi que les sushis préparés au Provigo situé au 6600 rue Saint-Jacques Ouest du 17 au 20 novembre et les 24 et 25 novembre pourraient avoir été contaminés à l’hépatite A, une infection causée par un virus qui s’attaque au foie.

Les personnes qui ont été adéquatement vaccinées contre ce virus ou qui ont développé des anticorps contre celui-ci à la suite d’une contamination dans le passé n’ont rien à craindre, mentionne la DRSP de Montréal. « Si vous n’êtes pas déjà vaccinés contre l’hépatite A et n’avez jamais eu la maladie auparavant, communiquez rapidement avec Info-Santé au 811 afin d’obtenir un rendez-vous pour recevoir un vaccin contre l’hépatite A », indique toutefois le communiqué acheminé aux médias en fin de soirée. Les consommateurs concernés pourront alors obtenir ce vaccin gratuitement, ajoute-t-on.

Les personnes ayant consommé des sushis dans cette épicerie du quartier Notre-Dame-de-Grâce sont par ailleurs invitées à surveiller l’apparition potentielle de symptômes associés à l’hépatite A, comme le manque d’appétit, des nausées, de la fièvre ou un « malaise général ». Les Montréalais qui développeraient de tels symptômes d’ici au 13 janvier sont invités à consulter un médecin et de leur faire part de la possibilité qu’ils aient contracté l’hépatite A.

Les personnes infectées par ce virus guérissent généralement en deux mois « sans complications ni séquelles », indique le communiqué.

« Cependant, les personnes âgées, les personnes atteintes d’une maladie du foie chronique et les personnes immunodéprimées peuvent développer une insuffisance du foie aiguë nécessitant parfois une greffe du foie ou entraînant la mort », ajoute la Santé publique de Montréal.

Pour détecter cette maladie, des analyses de sang sont nécessaires.

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