Procès de la belle-mère de la «fillette de Granby»: la preuve est close

La femme de 38 ans est accusée de séquestration et du meurtre de la petite fille de 7 ans.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne La femme de 38 ans est accusée de séquestration et du meurtre de la petite fille de 7 ans.

La preuve est close au procès criminel de la belle-mère de la fillette de Granby : les 14 jurés ont entendu tous les témoignages, vu toutes les photos et regardé tous les documents que la Couronne et la défense ont jugé bon de leur montrer.

La prochaine étape pour eux est d’écouter les plaidoiries des procureurs afin de démêler tout cela. Lundi prochain, l’avocat de l’accusée, Me Alexandre Biron, va tenter de convaincre le jury de la déclarer « non coupable ». Ce sera ensuite au procureur de la Couronne d’offrir ses arguments, puis au juge Louis Dionne de la Cour supérieure de leur donner ses directives pour qu’ils puissent rendre un verdict.

« Après, ce serait peut-être une bonne idée d’avoir une petite valise prête », leur a dit le magistrat. Les jurés seront en confinement à l’hôtel lors de leurs délibérations.

La femme de 38 ans est accusée de séquestration et du meurtre de la petite fille de 7 ans.

L’accusée a plaidé non coupable et est détenue depuis son arrestation le 29 avril 2019, le jour même où la fillette a été retrouvée inanimée sur le plancher de sa chambre. Celle-ci est morte le lendemain à l’hôpital.

Selon la Couronne, l’accusée a entouré l’enfant de ruban adhésif, ce qui a causé sa mort.

La pathologiste judiciaire qui a réalisé l’autopsie sur le petit corps de l’enfant en est arrivée à la conclusion que la cause la plus probable de son décès est la suffocation, car le papier collant qui aurait été posé sur son nez et sa bouche l’aurait privée d’oxygène ce jour-là.

Elle a été contredite par la consultante en pathologie judiciaire qui a témoigné pour la défense : elle retient pour sa part une combinaison de deux causes, soit l’hyperthermie — un réchauffement anormal de son corps causé par le ruban adhésif — et une suffocation par le ruban qui enserrait son torse et qui l’empêchait de faire les mouvements nécessaires à la respiration.

Les deux témoins experts s’entendent toutefois sur une chose : peu importe quel mécanisme est en cause, c’est le ruban adhésif qui a tué la fillette.

À voir en vidéo