Le dépistage à l’arrivée doit revenir dans les prochains jours dans les aéroports

«Ce qu’on est en train de faire, c’est d’augmenter pour que [le dépistage] soit là pour tout le monde et on s’attend à ce que ce soit fait dans les jours ou la semaine qui vient», a soutenu Justin Trudeau.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «Ce qu’on est en train de faire, c’est d’augmenter pour que [le dépistage] soit là pour tout le monde et on s’attend à ce que ce soit fait dans les jours ou la semaine qui vient», a soutenu Justin Trudeau.

Le dépistage obligatoire aux aéroports canadiens pour tous les voyageurs aériens, sauf ceux en provenance des États-Unis, devrait être mis en place dans les jours à venir.

Le gouvernement fédéral a annoncé cette nouvelle mesure pour freiner le variant Omicron la veille. Les tests de dépistage seront obligatoires dans tous les aéroports pour les voyageurs, qu’ils soient vaccinés contre la COVID-19 ou non. Ceux-ci devront s’isoler en attente d’un résultat négatif.

Les voyageurs non vaccinés devront s’isoler pendant 14 jours et subir un autre test au jour 8.

Si le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a salué l’initiative du gouvernement fédéral, il s’est tout de même questionné sur la date d’entrée en vigueur de ces mesures. En conférence de presse, M. Dubé a dit avoir soulevé la question lors d’un appel avec son homologue fédéral, Jean-Yves Duclos, et l’ensemble des ministres de la Santé des provinces et des territoires.

La réponse est venue de la part du premier ministre Justin Trudeau. S’exprimant à l’entrée de sa rencontre de caucus, mercredi matin, il a soutenu que son gouvernement compte mettre en œuvre cette mesure dans les aéroports canadiens « le plus rapidement possible ».

 

« Tous les voyageurs qui arrivent ont pris un test de pré-embarquement. […] On faisait déjà du dépistage aléatoire », a rappelé M. Trudeau. « Ce qu’on est en train de faire, c’est d’augmenter pour que ce soit là pour tout le monde et on s’attend à ce que ce soit fait dans les jours ou la semaine qui vient », a-t-il soutenu.

Son ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a dit que la nouvelle mesure serait effective « à très court terme ».

En provenance des États-Unis

Dans son annonce de mardi soir, le gouvernement fédéral a souligné que les voyageurs aériens en provenance des États-Unis ne seraient pas soumis à ce test de dépistage obligatoire en arrivant au Canada. Un premier cas du variant Omicron a été détecté aux États-Unis. Le Canada compte jusqu’ici sept cas de ce nouveau variant.

L’exemption pour les États-Unis pourrait-elle être révisée ? Le ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra, n’y a pas fermé la porte.

« Je ne sais pas », a-t-il laissé tomber à l’entrée de sa rencontre de caucus. « Ça va dépendre si la situation change, ça va dépendre des conditions aux États-Unis… alors tout est encore très fluide, mais si les circonstances changent, nous allons réviser notre décision », a-t-il déclaré.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Dre Theresa Tam, a offert davantage de précisions sur les sept cas du variant Omicron qui ont été répertoriés au Canada, soit quatre en Ontario, un au Québec, un en Alberta et un en Colombie-Britannique.

Dans un message relayé sur Twitter, la Dre Tam a déclaré que les personnes infectées étaient des voyageurs en provenance du Nigéria et qu’elles n’avaient pas voyagé ensemble. Au moment de leur entretien avec la Santé publique, elles étaient toutes asymptomatiques ou présentaient de légers symptômes de la COVID-19.

« À l’heure actuelle, rien ne montre qu’il y a transmission au pays malgré la surveillance étroite des laboratoires et des autorités de #SantéPublique partout au Canada », a écrit l’administratrice en chef, tout en invitant les Canadiens à la prudence.