Grève illimitée mercredi dans les CPE syndiqués à la FSSS

La FSSS, qui est affiliée à la CSN, a terminé sa journée de négociation, mardi, en concluant qu’il n’y avait «pas d’avancée significative» qui aurait pu justifier le report de sa grève déjà annoncée.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La FSSS, qui est affiliée à la CSN, a terminé sa journée de négociation, mardi, en concluant qu’il n’y avait «pas d’avancée significative» qui aurait pu justifier le report de sa grève déjà annoncée.

Il y aura bel et bien grève illimitée à compter de mercredi matin dans les Centres de la petite enfance où la Fédération de la santé et des services sociaux a des membres.

La FSSS, qui est affiliée à la CSN, a terminé sa journée de négociation, mardi, en concluant qu’il n’y avait «pas d’avancée significative» qui aurait pu justifier le report de sa grève déjà annoncée.

Elle lance donc sa grève illimitée mercredi matin; les parents concernés devront trouver une solution de rechange pour les jours qui suivent.

 

Le débrayage ne concerne toutefois que les CPE où la FSSS est présente.

Quant à la Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, elle n’a toujours pas annoncé la date du déclenchement d’une éventuelle grève illimitée, bien que ses membres aient voté en faveur d’un tel mandat.

La FIPEQ écarte l’idée d’une grève illimitée cette semaine. Elle a négocié avec Québec dimanche et lundi jusqu’en soirée. Et elle doit revenir à la table jeudi.

Quant au Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, il doit faire connaître mercredi matin le résultat de son vote de grève.

Le salaire des «autres»

Le principal écueil, maintenant, est le salaire offert aux «autres» travailleuses que les éducatrices dans les Centres de la petite enfance. Il s’agit d’employées à la cuisine, à l’administration et à l’entretien.

En conférence de presse mardi, le premier ministre François Legault a réitéré que les parties n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre sur la question de la rémunération des éducatrices. Mais la question du salaire des «autres» travailleuses des CPE demeure.

Québec a offert des augmentations plus importantes aux éducatrices, parce qu’il y a pénurie et qu’il admet lui-même qu’elles sont sous-payées. Qui plus est, il y a eu baisse des inscriptions dans les programmes de Techniques d’éducation à l’enfance dans les cégeps.

Selon l’offre de Québec, les éducatrices toucheraient de 21,38 $ l’heure à 28,31 $ au 10e échelon. Il propose d’ajouter deux autres échelons, à l’échelle qui en compte présentement 10, pour porter le salaire horaire à 30,03 $ au 12e échelon.

La FIPEQ, par exemple, demande de 22,85 $ l’heure à 30,29 $ au 10e échelon.

Pour les «autres» travailleuses, la FIPEQ affirme que les employés de soutien des CPE affichent un retard de 20 à 35 % par rapport à leurs pairs du secteur public, dépendamment du titre d’emploi.

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