Nathalie Normandeau demande 2,5 millions de dollars au Procureur général du Québec

Nathalie Normandeau en 2017
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Nathalie Normandeau en 2017

L’ancienne vice-première ministre sous le gouvernement libéral de Jean Charest, Nathalie Normandeau, réclame une somme de 2,5 millions de dollars au Procureur général du Québec, estimant avoir subi de nombreux préjudices « qui ont hypothéqué près de cinq ans » de sa vie à la suite d’accusations datant de mars 2016.

« Ces accusations résultaient d’enquêtes fautives et avaient plutôt pour motivation de favoriser le renouvellement du mandat du commissaire Robert Lafrenière et la création de l’UPAC comme corps de police indépendant », a indiqué Nathalie Normandeau dans un communiqué envoyé lundi.

Une demande introductive d’instance a été déposée le 22 octobre. Elle est demeurée sous scellée pour une période de 30 jours et l’ordonnance a pris fin lundi à 16h30.

L’ex-politicienne maintenant animatrice radio d’une émission quotidienne au 98,5 estime que l’UPAC et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) sont « responsables des dommages engendrés ». « Je devrai apprendre à vivre avec ces accusations qui ont hypothéqué près de cinq ans de ma vie. Les préjudices ont été nombreux et pour cette raison, je réclame une somme de 2,5 millions de dollars au PGQ », soutient-elle.

Les accusations contre elle sont tombées le 25 septembre 2020 à cause de délais trop grand en vertu de l’arrêt Jordan. Dès l’annonce de l’arrêt des procédures la visant, Mme Normandeau n’avait pas exclu la possibilité de poursuivre l’État québécois.

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