Manifestation pour une «assurance pension»

L’Association des retraités du Soleil et Fédération canadienne des retraités (FCR) ont manifesté dimanche après-midi devant le parlement à Québec.
Photo: Getty Images L’Association des retraités du Soleil et Fédération canadienne des retraités (FCR) ont manifesté dimanche après-midi devant le parlement à Québec.

Des centaines de Québécois ont vu leur fond de retraite s’effondrer ces dernières années après que leur employeur eut fait faillite. Pour éviter que de nouveaux drames financiers ne surviennent, des groupes de pression militent pour la mise sur pied d’une « assurance pension » au Québec.

L’Association des retraités du Soleil et Fédération canadienne des retraités (FCR) ont manifesté dimanche après-midi devant le parlement à Québec. Ils exigent que Québec se penche sur une forme d’assurance pension qui garantirait les vieux jours aux Québécois. L’Ontario déjà possède une assurance de la sorte depuis 40 ans.

« Il n’y a pas d’écoute au gouvernement », déplore au Devoir Jean-Paul Joanisse, trésorier de la FCR, citant les pertes financières des ex-employés de Sears, de WhiteBirch ou encore de Nortel.

Son organisme vient tout juste de compiler des données sur le « déficit de solvabilité pour tous les fonds de pension » jusqu’en 2019. Selon ses calculs, c’est près de 27 milliards de dollars que les entreprises n’ont pas versés aux retraités en raison de leur faillite. « J’ai fait revérifier ces chiffres par un spécialiste en statistique et deux actuaires », assure-t-il. « J’ai aucun problème pour qu’ils fassent des cadeaux aux entreprises, mais pas sur le dos des employés ».

« Si on prenait seulement 1,5 % de ces économies-là, on pourrait créer un fonds de garanti pour les fonds de pension », renchérit Pierre Pelchat, de l’Association des retraités du Soleil. « Il faut civiliser un peu ce qui se passe avec les régimes de retraite. » Il témoigne pour dire qu' « avec le taux d’inflation qu’on a actuellement, quand vous avez perdu en plus 20 %, 25 % ou 30 % de vos rentes, ça fait mal ».

Le Parti québécois a publié un communiqué soutenant ces retraités. « En Ontario, on a remédié à ce problème, et ça fonctionne : en cas de faillite de leur employeur, grâce au Fonds de garantie des prestations de retraite de la province, les personnes ayant cotisé à un régime à prestations déterminées peuvent obtenir des versements mensuels allant jusqu’à 1500 $ », a soutenu le député Sylvain Gaudreaulte. « Il faut pourtant trouver moyen de soutenir ces retraités ; ils n’ont pas à faire les frais de l’inaction du gouvernement. »

À voir en vidéo