Espace pour la vie est prêt à célébrer le temps des Fêtes

André Lavoie
Collaboration spéciale
Comme les années précédentes, les résidants du Biodôme auront droit à des cadeaux de Noël, tandis que les visiteurs pourront assister au déballage.
Photo: Claude Lafond / Espace pour la vie Comme les années précédentes, les résidants du Biodôme auront droit à des cadeaux de Noël, tandis que les visiteurs pourront assister au déballage.

Ce texte fait partie du cahier spécial Noël au musée

Le gros cadeau qu’Espace pour la vie offrira aux Québécois ne sera pas déballé à Noël. Les travaux de construction du nouvel Insectarium vont bon train et il ouvrira ses portes en 2022 dans un écrin lumineux tout en restant ancré au cœur du Jardin botanique.

D’ici cette inauguration tant attendue, les quatre autres institutions formant Espace pour la vie font le plein de visiteurs depuis la fin du confinement, tout en exigeant le passeport sanitaire. Ce qui ne gâche en rien le plaisir quand on constate l’engouement pour certaines activités spéciales, dont les fameux Jardins de lumière en octobre dernier.

Avec une fébrilité évidente, les équipes de la Biosphère, du Planétarium Rio Tinto Alcan, du Biodôme et du Jardin botanique se préparent à recevoir la clientèle familiale du temps des Fêtes. Comme pour trop d’organisations, Noël 2020 ne fut pas vraiment un cadeau, marqué par les restrictions et les annulations ; un semblant de normalité constitue pour elles le présent le plus précieux.

À l’image du chantier qui entoure le Parc olympique, Espace pour la vie a aussi connu des transformations majeures, la plus récente étant l’intégration de la Biosphère dans son giron. Ce nouveau musée consacré aux enjeux environnementaux donne un second souffle à ce bâtiment emblématique de l’architecte américain Richard Buckminster Fuller. Les visiteurs auront d’ailleurs l’occasion d’en savoir plus sur le lieu avec l’exposition Écho 67, mais à l’heure des changements climatiques, ils en ressortiront mieux informés, surtout devant l’avalanche de statistiques souvent inquiétantes sur la question.

Avant l’Insectarium, le Biodôme a lui aussi subi sa cure de jouvence, ouvrant à nouveau ses portes en pleine année pandémique. L’endroit, toujours impressionnant, englobe à lui seul les cinq grands écosystèmes de l’Amérique du Nord. Cette arche de verre, qui laisse toujours voir quelques traces de l’ancien vélodrome, grouille autant de vie animale. Et les résidants auront droit à des cadeaux de Noël, tandis que les visiteurs pourront assister au déballage !

Besoin d’évasion ou d’un bol d’air frais au lendemain d’un souper bien arrosé ? Le Jardin botanique offre cela 12 mois par année, et les Fêtes constituent un moment propice pour se réfugier dans les magnifiques serres — enfin ouvertes après des mois de fermeture liée aux mesures sanitaires — ou déambuler dans les différents jardins nationaux, dont la beauté se transforme d’une saison à l’autre, en particulier celui de la Chine. Sa popularité ne faiblit jamais.

Tu me fais voir des étoiles

 

Le système solaire, le cosmos, les planètes, les astres : c’est le quotidien des artisans du Planétarium Rio Tinto Alcan depuis l’époque où il était situé au centre-ville de Montréal. Inauguré en 1966, il portait alors le nom d’une bière  : Dow. Si cela vous étonne, faites un détour du côté de l’exposition qui en retrace la fondation et en présente l’architecture, marquée par le courant brutaliste de l’époque.

Pour les enfants, c’est la joie tous les jours à cet endroit, mais le 21 décembre prochain, l’euphorie sera à son comble selon Camille Janson-Marcheterre. Depuis trop longtemps privée du contact avec le jeune public, elle est heureuse de le retrouver avec la Fête du solstice d’hiver. Après une première édition réussie en 2019, enfin « on peut à nouveau développer leur créativité, faire avec eux des découvertes de manière ludique, et leur proposer des activités de bricolage qui peuvent ensuite devenir de très beaux cadeaux de Noël », selon la coordonnatrice en loisirs scientifiques du Planétarium.

En plus des films qui en mettent déjà plein la vue, dont Voyages stellaires, Camille Janson-Marcheterre attend les enfants pour « fabriquer aussi bien un cadran solaire qu’un mobile du système solaire », ou alors devenir astronome. « Tout dépendra de la météo, mais pendant le jour, sous un ciel clair et avec nos télescopes, il est possible d’observer le soleil. Et comme c’est la journée la plus courte, les enfants pourront aussi bien scruter la lune que des planètes au moment où le soir tombe. »

Si cela ne suffit pas à étancher la soif de curiosité de votre progéniture, l’endroit regorge de spectacles pour jeune public (À bord du SSE-4801) et d’activités éducatives, dont le projet Aldébaran. « Les enfants se mettent dans la peau de scientifiques et d’ingénieurs spatiaux en construisant un véhicule qui explore la surface de Mars avec l’aide de Lego Mindstorms », souligne Camille Janson-Marcheterre. Comme quoi il est possible d’aller loin, très loin, et ce, tout près de chez soi.

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