Le principal syndicat de Postes Canada s’oppose à la vaccination obligatoire des employés

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes compte 54 000 membres, selon son site Internet.
Photo: Olivier Zuida Archives Le Devoir Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes compte 54 000 membres, selon son site Internet.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) va déposer un grief pour s’opposer à la vaccination obligatoire de ses membres contre la COVID-19 sous peine d’être placés en congé sans solde.

Le STTP a indiqué qu’il était présentement en train de rédiger ce « grief national » afin de contester la pratique de Postes Canada en matière de vaccination.

« Comme vous le savez, cette pratique fera en sorte que des membres seront placés en congé sans solde après le 26 novembre 2021 », écrit le syndicat dans un message à ses adhérents pour annoncer la préparation de ce grief.

« Après le 26 novembre, tout employé qui n’est pas entièrement vacciné, qui est partiellement vacciné mais n’a pas l’intention de l’être entièrement ou qui n’a pas obtenu de mesures d’adaptation pour certains motifs sera mis en congé non payé », a confirmé mardi Philipe Legault, directeur des relations avec les médias chez Postes Canada.

Le 28 octobre, dans un message intitulé « Nouvelle pratique de vaccination obligatoire de Postes Canada », la société avait fait savoir que d’ici le 12 novembre, tous ses employés qui travaillent dans une installation de Postes Canada ou à tout autre emplacement, y compris ceux qui exercent leur métier à distance, devraient fournir une attestation de leur statut vaccinal, pour savoir s’ils sont entièrement vaccinés, partiellement vaccinés ou non vaccinés.

Exemptions

Postes Canada avait alors précisé que ceux qui ne pouvaient pas être entièrement vaccinés « pour des raisons médicales ou religieuses ou pour tout autre motif de discrimination illicite au sens de la Loi canadienne sur les droits de la personne » pourraient se voir accorder des « mesures d’adaptation » dans certaines conditions.

Mais de tels accommodements pourraient être offerts « seulement si suffisamment de preuves sont fournies pour un des motifs de discrimination illicite », avait précisé Postes Canada.

La société précisait aussi que toute demande d’adaptation sera refusée si elle est fondée sur « une préférence personnelle plutôt que sur un des motifs de discrimination illicite énoncés dans la Loi canadienne sur les droits de la personne ».

Elle ajoutait qu’elle refuserait aussi une telle demande si « elle allègue simplement une violation de la Charte canadienne des droits et libertés ».

« Notre politique est conforme à l’approche du gouvernement fédéral et concerne tous les employés », a précisé M. Legault.

« L’élaboration de la pratique a fait l’objet d’un important processus de consultation et de discussions avec toutes nos unités de négociation, y compris le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes », a ajouté M. Legault.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes compte 54 000 membres, selon son site Internet. Au Québec, il est affilié à la FTQ.

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