Meurtres de Norah et Romy Carpentier: la coroner critique le travail des policiers

La coroner recommande notamment l’assouplissement de critères pour déclencher les alertes Amber et la création d’une unité de police spécialisée sur les disparitions d’enfants à travers la province.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne

La coroner recommande notamment l’assouplissement de critères pour déclencher les alertes Amber et la création d’une unité de police spécialisée sur les disparitions d’enfants à travers la province.

La coroner qui a enquêté sur les meurtres des jeunes sœurs Norah et Romy Carpentier critique le travail des policiers, qui ont pris beaucoup trop de temps, selon elle, à déclencher une alerte Amber.

Sophie Régnière rencontrait la presse à Québec mercredi, une semaine après avoir rendu public son rapport sur la mort des deux fillettes, tuées par leur père, Martin Carpentier, en juillet 2020.

Elle est revenue brièvement sur la chronologie des événements, notamment sur le fait que M. Carpentier avait insisté, le soir du 8 juillet 2020, pour emmener les filles seules prendre un cornet de crème glacée.

Leur voiture a été impliquée dans un grave accident sur l’autoroute 20 à Saint-Apollinaire, dans la région de Chaudière-Appalaches, peu avant 21 h 30.

À l’arrivée des policiers, ceux-ci ont constaté qu’il n’y avait personne dans le véhicule accidenté ; ils ont donc entrepris des recherches terrestres.

Ce n’est que le lendemain après-midi que les autorités ont pris des mesures pour diffuser une alerte Amber, publiée en cas d’enlèvement d’enfants.

Et même à ce moment, elle a été retardée de 90 minutes, car la première version dépassait la limite de 300 caractères pour de tels messages. L’alerte est finalement tombée à 15 h.

« À 6 h, on ne cherche pas des gens perdus dans le bois ; on cherche des petites filles en danger, et ça, ce n’est pas pareil », a déclaré mercredi Me Régnière.

« Moi, ce que je dis, c’est : faites ce que vous voulez, appelez ça “Alerte Amber”, appelez ça juste “Avis de disparition”, faites n’importe quoi, mais faites-le. À 6 h du matin, c’était là qu’il fallait que ça se fasse. »

La coroner recommande notamment l’assouplissement de critères pour déclencher les alertes Amber et la création d’une unité de police spécialisée sur les disparitions d’enfants à travers la province.

Besoin d’aide ? N’hésitez pas à appeler la Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553)

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