Le syndicat des intervenantes en CPE rejette la dernière offre de Québec

À l’heure actuelle, une éducatrice qualifiée touche 19 $ l’heure au premier échelon et jusqu’à 25 $ l’heure au 10e et dernier échelon salarial.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir À l’heure actuelle, une éducatrice qualifiée touche 19 $ l’heure au premier échelon et jusqu’à 25 $ l’heure au 10e et dernier échelon salarial.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) rejette la dernière offre du gouvernement du Québec, mais revoit à la baisse ses revendications salariales.

La FIPEQ-CSQ a déposé dimanche une contre-proposition à l’offre du gouvernement et si une entente ne survient pas d’ici jeudi prochain, les travailleuses des CPE promettent de tenir d’autres journées de grève.

Pour Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ, l’offre présentée par la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel vendredi, comporte plusieurs lacunes même si « l’écart n’est pas si grand » entre les deux parties.

En conférence de presse dans un CPE de Québec, Mme Grenon a expliqué que le syndicat revoyait à la baisse sa demande salariale, «pour arriver à une entente rapidement».

À l’heure actuelle, une éducatrice qualifiée touche 19 $ l’heure au premier échelon et jusqu’à 25 $ l’heure au 10e et dernier échelon salarial.

La nouvelle proposition du syndicat se traduirait par une augmentation de 20,3% sur trois ans pour les plus bas salariés et de 13,6 % pour le dernier échelon.

 

Avant cette contre-proposition, la fédération de la Centrale des syndicats du Québec revendiquait des augmentations totalisant 27 % pour le premier échelon et totalisant 21 % pour le dernier échelon.

«C’est un pas majeur 1/8 qui témoigne de 3/8 la bonne volonté des travailleuses, a affirmé Valérie Grenon. La balle est désormais dans le camp du gouvernement».

La dernière proposition de Québec prévoit une augmentation salariale pouvant atteindre 20,22% sur trois ans aux éducatrices qualifiées, mais de 15 % aux éducatrices non qualifiées et de 9,3 % aux employés de soutien des CPE.

 

Selon la FIPEQ, Québec n’offre pas les mêmes augmentations aux «autres» travailleuses des CPE qui viennent en soutien aux éducatrices, soit les employées à la cuisine ou à l’entretien ménager, par exemple.

«Les CPE, c’est une grande famille, nos échelles salariales ont été réfléchies avec des principes d’équités salariales, on ne laissera pas tomber aucun corps d’emplois», a indiqué Valérie Grenon.

La FIPEQ revendique aussi un plancher d’emploi pour ces travailleuses qui viennent en soutien aux éducatrices.

«S’il n’y a pas d’avancées significatives d’ici jeudi, il y aura d’autres journées de grève», a promis Valérie Grenon.

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