Manifestation au rythme de la musique pour la réouverture des pistes de danse

Un DJ a fait exploser la musique dans un haut-parleur alors que plusieurs manifestants portaient des perruques, des combinaisons et des costumes scintillants et se dandinaient au rythme de la musique.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Un DJ a fait exploser la musique dans un haut-parleur alors que plusieurs manifestants portaient des perruques, des combinaisons et des costumes scintillants et se dandinaient au rythme de la musique.

Une grande foule a participé samedi à une journée dansante sur le mont Royal afin d’exhorter le gouvernement Legault à lever l’interdiction de danser dans les bars et les boîtes de nuit.

Un DJ a fait hurler la musique dans un haut-parleur. Plusieurs manifestants portant des perruques, des combinaisons et des costumes scintillants se dandinaient au rythme de la musique en agitant des pancartes invitant les gens à « danser pour le droit de danser ».

Un des manifestants, Quentin Levasseur, a rappelé qu’il existait une grande communauté qui a besoin « que cela rouvre pour aller danser et dépenser son énergie et s’amuser ».

Plusieurs manifestants ont fait valoir qu’il est injuste que le gouvernement autorise les grandes salles comme le Centre Bell à rouvrir au maximum de sa capacité pour les concerts et les matchs de hockey tandis que les boîtes de nuit et les bars ne peuvent pas ouvrir leurs pistes de danse à des foules beaucoup plus petites.

« Nous en sommes à un point où on peut avoir de grande foule dans une grande salle. Je ne vois pas pour quelles raisons on ne peut pas permettre les activités noctambules si les gens respectent les mesures de la santé publique », dit Mélanie Leeson, une autre manifestante.

Le Québec et la Colombie-Britannique sont les deux seules provinces qui continuent d’interdire la danse dans les bars et les boîtes de nuit dans le cadre de leur réglementation pour freiner la COVID-19.

Le Québec a déclaré qu’il adoptait une approche graduelle pour lever les restrictions liées à la pandémie, et des experts ont déclaré que la danse peut être dangereuse en raison d’un manque de distanciation et d’autres facteurs.

Mais les manifestants sont d’avis que l’interdiction a assez duré et qu’il est temps de laisser les gens se détendre et s’amuser tout en respectant les mesures pour limiter les risques.

« C’est une étape après l’autre. On ne peut pas tout rouvrir d’un seul coup, concède Sophie Trolliet. Mais maintenant, c’est le temps d’ouvrir les pistes de danse. On peut être ensemble pour avoir du plaisir. La danse, c’est le plaisir et la joie. »

Quentin Levasseur, lui, a simplement hâte de retourner en boîte. « Juste sortir avec des amis et aller voir un artiste qu’on apprécie et sauter dans la salle jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus et qu’on retourne chez soi pour se coucher. Passer de bons moments ensemble avec de la musique. »

Mme Leeson s’ennuie des autres danseurs, une communauté qu’elle décrit comme étant « chaleureuse, accueillante qui ne porte pas de jugement. »

« Le sentiment d’être libre sur une piste de danse et de partager cela avec une communauté me manque. Parce que c’est pour ça que les gens vont danser : s’échapper d’un monde où les conditions sont difficiles. Oui, cela me manque beaucoup. »

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