Les travailleuses des CPE seront en grève les 14 et 15 octobre

Les éducatrices souhaitent obtenir des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers.
Photo: Adil Boukind Le Devoir Les éducatrices souhaitent obtenir des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers.

Les 11 000 travailleuses syndiquées des Centres de la petite enfance (CPE) seront en grève les 14 et 15 octobre prochains.

Il s’agira des deuxième et troisième journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE.

Dans un communiqué publié mardi soir, la Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN (FSSS-CSN) a annoncé que cette décision avait été prise « après avoir conclu deux autres journées de pourparlers avec les négociateurs gouvernementaux ».

« Malheureusement, on sent qu’il faut vraiment maintenir la pression », a indiqué la représentante du secteur des CPE à la FSSS-CSN, Stéphanie Vachon.

Elle a ajouté que « la partie patronale doit comprendre qu’elle n’est pas en position d’imposer des reculs dans la convention collective. »

Les travailleuses des CPE du Québec sont sans contrat de travail depuis 18 mois.

 

Au cours de leurs négociations avec le gouvernement, elles revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi.

Les éducatrices souhaitent aussi obtenir des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers.

Les techniciennes en CPE sont payées au taux horaire de 19 $ à leur entrée en fonction et culminent à 25 $ après 10 ans. Leur syndicat exige une augmentation moyenne de 4 $ l’heure la première année, en rattrapage, en plus d’une indexation annuelle et d’une hausse annuelle de 1 %.

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