La Cour permet de faire vacciner un enfant malgré l’opposition du père

La juge a estimé que le père avait échoué dans sa tentative de la convaincre que l’état de santé de l’enfant ne lui permettait pas de recevoir le vaccin. Il ne l’a pas convaincue non plus du sérieux de ses allégations et de ses craintes.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir La juge a estimé que le père avait échoué dans sa tentative de la convaincre que l’état de santé de l’enfant ne lui permettait pas de recevoir le vaccin. Il ne l’a pas convaincue non plus du sérieux de ses allégations et de ses craintes.

À Montréal, la Cour supérieure autorise une mère à faire vacciner son enfant de 12 ans contre la COVID-19, malgré l’opposition du père.

Le père du jeune s’oppose à la vaccination contre la COVID-19. Devant le tribunal, il a soutenu que le vaccin n’était qu’expérimental, qu’il entraînait d’importants effets secondaires. Il a aussi soutenu que l’état de santé de son fils ne lui permettait pas de recevoir le vaccin parce qu’il a un surplus de poids et qu’il a déjà eu une réaction allergique à la pénicilline quand il était plus jeune.

La mère de l’enfant veut qu’il soit vacciné contre la COVID-19. Elle a noté que l’enfant avait repris des antibiotiques depuis et qu’il n’avait pas eu d’autres problèmes.

Le pédiatre de l’enfant a indiqué au tribunal qu’il ne voyait pas de contre-indication au vaccin dans son cas et qu’il le conseillait à tous ses patients.

D’ailleurs, l’avocat qui représentait le jeune de 12 ans a fait savoir qu’il voulait être vacciné pour pouvoir participer à diverses activités comme jouer au football et voir ses grands-parents dans un cadre sécuritaire.

Le père a tenté de faire reconnaître comme expert par le Tribunal un médecin opposé au vaccin et qui venait du Texas. Mais la Cour supérieure a refusé de le reconnaître comme expert, ajoutant qu’il n’avait même pas rencontré l’enfant et qu’il n’avait pas non plus consulté son dossier médical.

 

La juge Aline U.K. Quach a estimé que le père avait échoué dans sa tentative de la convaincre que l’état de santé de l’enfant ne lui permettait pas de recevoir le vaccin. Le père ne l’a pas convaincue non plus du sérieux de ses allégations et de ses craintes.

En se basant sur les recommandations de la Santé publique, sur l’opinion du pédiatre de l’enfant et sur le meilleur intérêt de l’enfant, le Tribunal autorise donc la mère à faire vacciner son enfant sans l’autorisation du père.

La juge a également noté que la situation actuelle causait de l’anxiété au jeune et que cela avait entraîné des tensions entre le père et son fils. En rendant sa décision, elle a donc ordonné aux parties de ne pas discuter du litige avec l’enfant ou en sa présence.



À voir en vidéo