La quatrième vague entrave le retour au bureau

Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne

Les autorités de santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec recommandent aux employeurs de déplacer à une date ultérieure la mise en œuvre de leur plan de retour au travail en présentiel pour leurs employés, jusqu’à ce que la situation épidémiologique liée à la COVID-19 soit plus favorable.

Les autorités expliquent que dans le contexte de recrudescence du nombre de cas de COVID-19 qu’entraîne la quatrième vague en cours, ainsi que de la présence marquée du variant Delta au sein de la population, il serait plus prudent de repousser le retour progressif des employés qui s’est amorcé récemment dans les milieux de travail.

Ce variant, plus contagieux et plus virulent que la source originale, représente actuellement plus de 50 % des cas au Québec.

La Santé publique et le ministère ajoutent que cette recommandation de report du travail en présentiel sera réévaluée au début du mois d’octobre.

 
50 %
C’est le nombre de cas de COVID-19 au Québec actuellement, qui sont causés par le variant Delta.

Les autorités ont constaté qu’une grande partie des éclosions observées lors des précédentes vagues de cas se sont déroulées dans les milieux de travail.

De plus, les prochaines semaines seront marquées par la rentrée scolaire, ce qui implique une augmentation des contacts, un fait dont les répercussions sont imprévisibles sur la situation épidémiologique.

Un plan de retour reporté pour le gouvernement

Le gouvernement reporte d’un mois son plan de retour au travail pour ses employés.

 

Fin juin, la présidente du Conseil du trésor avait annoncé un plan de retour graduel au bureau, à compter du 7 septembre. Désormais, on parle plutôt du 4 octobre. Le plan du gouvernement consiste à privilégier une formule hybride (trois jours en télétravail et deux jours au bureau). Le plan en trois phases doit entrer pleinement en vigueur en janvier.

 

Actuellement, seulement 25 % de la fonction publique est au bureau, quand le télétravail n’est pas possible pour le type de service fourni, dans les services correctionnels, par exemple.



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