Quoi retenir de la fin de semaine?

  • La campagne électorale, jours 7 et 8

    La campagne électorale, jours 7 et 8

    Les hostilités sont lancées entre les libéraux et les bloquistes. Samedi matin, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet (en photo), a lourdement critiqué la gestion de la pandémie de Justin Trudeau, l’accusant notamment d’avoir manqué de coordination avec le gouvernement américain quant à la réouverture de la frontière ou encore de laisser miroiter au Québec une usine Moderna qui serait finalement implantée ailleurs. Les libéraux n’ont pas tardé à répliquer, donnant un point presse l’après-midi même.

    «Ce que le Bloc veut, c’est d’envoyer des Québécois à Ottawa pour demander. Nous, on veut envoyer des Québécois pour agir», a lancé le leader parlementaire des libéraux fédéraux, Pablo Rodriguez. Sur le cas de l’usine Moderna, la ministre du Développement économique, Mélanie Joly, a fait valoir que ce n’était pas le chef bloquiste qui avait conclu une entente avec Moderna, mais elle est restée évasive quand à l’emplacement de la future usine. Elle a aussi reproché au Bloc québécois d’essayer «de s’approprier les réalisations du gouvernement libéral».

    Dans un tout autre ordre d’idées, les délégués du Bloc québécois, réunis en conseil général hybride, ont adopté dimanche le programme que défendra la formation: un impôt spécial sur les grandes fortunes, la création d’une péréquation verte pour récompenser les provinces qui luttent contre les changements climatiques, et des peines plus sévères pour les féminicides, notamment.

    Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, qui mène une campagne acharnée contre les mesures sanitaires, a quant à lui été exclu samedi des débats des chefs qui auront lieu les 8 et 9 septembre prochains. La raison? Sa formation politique ne répondait à aucun des trois critères permettant sa participation.

  • Le chaos à l’aéroport de Kaboul

    Le chaos à l’aéroport de Kaboul

    Une semaine après le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, l’évacuation chaotique des étrangers et des Afghans cherchant désespérément à fuir le pays a fait sept morts samedi. Au moins trois des victimes ont vraisemblablement été écrasées par la foule qui se pressait contre les portes de l’aéroport de Kaboul.

    Le lendemain, alors que les évacuations aériennes se poursuivaient toujours de façon désorganisée , les talibans ont annoncé une offensive contre la vallée du Panchir, où des forces de résistance armée se préparent à «un conflit de longue durée». «Les talibans ne dureront pas s’ils continuent ainsi. Nous sommes prêts à défendre l’Afghanistan et nous mettons en garde contre un bain de sang», a d’ailleurs déclaré dimanche Ahmad Massoud, symbole de la résistance face au groupe islamiste radical.

    De notre côté de l’Atlantique, le premier ministre François Legault a réitéré samedi son intention de faire sa part pour accueillir des réfugiés afghans autant que possible, «en particulier des femmes victimes de persécution».

  • La tempête «Henri» frappe le nord-est américain

    La tempête «Henri» frappe le nord-est américain

    La tempête Henri a finalement touché terre au Rhode Island, au nord-est des États-Unis, dimanche un peu après midi. Toute la fin de semaine, les autorités du pays ont multiplié les appels à la prudence face notamment aux risques d’inondation et de coupures de courant dans la région peu habituée à ce type de phénomène météorologique, où des dizaines de milliers d’habitants sont déjà sans électricité.

    En matinée, Henri a été rétrogradé d’ouragan à tempête tropicale, mais reste source de danger. «Il y a encore de quoi s’inquiéter. Nous ne sommes pas hors de danger», a d’ailleurs déclaré le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo. Selon le Centre américain de surveillance des ouragans, «une montée dangereuse des eaux côtières, de fortes rafales et des précipitations pouvant entraîner des inondations sont attendues dans certains endroits».

  • Le bilan du séisme en Haïti s’alourdit

    Le bilan du séisme en Haïti s’alourdit

    Plus d’une semaine après le violent séisme en Haïti, où de nombreux bâtiments se sont effondrés, piégeant des centaines d’habitants sous les décombres, les autorités ont annoncé dimanche qu’au moins 2207 personnes sont décédées dans le sud-ouest du pays.

    Et le bilan pourrait encore s’alourdir: plus d’un demi-million d’habitants, dont certains vivent dans des zones enclavées, ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence alors que les convois commencent à peine à distribuer les denrées de première nécessité, souvent en quantités insuffisantes et dans la plus grande confusion.

À voir en vidéo