Le syndicat d’Olymel rencontrera le médiateur vendredi

Les travailleurs du syndicat affilié à la CSN ont rejeté à 57 % l’entente de principe conclue le 14 août entre les représentants syndicaux et la direction.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les travailleurs du syndicat affilié à la CSN ont rejeté à 57 % l’entente de principe conclue le 14 août entre les représentants syndicaux et la direction.

Une rencontre doit avoir lieu vendredi matin entre les membres du comité de négociation du Syndicat des travailleurs d’Olymel de Vallée-Jonction, en Beauce, et le médiateur spécial Jean Poirier qui a été nommé mercredi dernier par le ministre du Travail, Jean Boulet.

En désignant le médiateur pour tenter de régler le conflit de travail qui dure depuis près de quatre mois à l’usine beauceronne d’Olymel, le ministre Boulet a dit espérer que Jean Poirier règle le conflit le plus rapidement possible, mentionnant qu’il jouit d’une vaste connaissance de l’industrie.

Il y a quelques jours, les travailleurs du syndicat affilié à la CSN ont rejeté à 57 % l’entente de principe conclue le 14 août entre les représentants syndicaux et la direction. Le président du syndicat, Martin Maurice, a expliqué que les employés avaient rejeté l’entente parce qu’ils la jugeaient insatisfaisante.

Pour sa part, Paul Beauchamp, le premier vice-président d’Olymel, a affirmé que le rejet de l’entente de principe ne faisait qu’aggraver les conséquences néfastes de la grève sur les producteurs de porcs, l’économie de la Beauce de même que sur l’entreprise. Il a précisé qu’Olymel était arrivé au bout de ses capacités financières sans que cela compromette la viabilité et la pérennité de l’usine.

Quant aux Éleveurs de porcs du Québec, ils ont demandé cette semaine l’intervention personnelle du premier ministre François Legault pour résoudre le conflit qui dure depuis le 28 avril. Leur président, David Duval, a soutenu que le nombre de porcs en attente d’abattage avait franchi un nouveau record de 150 000 et que dans les conditions actuelles, il faudrait au moins six mois pour que la situation revienne à la normale.

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