Une Canadienne sur quatre victime de comportements sexualisés inappropriés au travail

Statistique Canada a observé que 47% des femmes œuvrant dans les métiers du transport, de la machinerie et les domaines apparentés ont déclaré avoir été victimes de comportements sexualisés inappropriés, comparativement à 19% des hommes.
Photo: Rich Legg Getty Images iStock Statistique Canada a observé que 47% des femmes œuvrant dans les métiers du transport, de la machinerie et les domaines apparentés ont déclaré avoir été victimes de comportements sexualisés inappropriés, comparativement à 19% des hommes.

Une Canadienne sur quatre et un Canadien sur six ont dit avoir été victimes de comportements sexualisés inappropriés au travail pendant l’année qui a précédé le début de la pandémie de COVID-19 en mars 2020, selon une enquête de Statistique Canada dont les résultats sont dévoilés jeudi.

Ces comportements comprennent les communications verbales ou non verbales inappropriées, ceux liés à du matériel sexuellement explicite ainsi que les attouchements non désirés ou les relations sexuelles suggérées.

Les femmes, les jeunes employés, les personnes ayant une incapacité (physique ou mentale) ou celles appartenant à la communauté LGBTQ + étaient les plus susceptibles de subir des comportements sexualisés inappropriés. Parmi ces personnes, 47 % ont dit avoir été personnellement victimes de ce type de comportement ou de discrimination, comparativement à 22 % des autres travailleurs.

Statistique Canada a aussi observé que les expériences de comportements sexualisés inappropriés sont plus répandues chez les femmes exerçant une profession historiquement à prédominance masculine. Par exemple, 47 % des femmes œuvrant dans les métiers du transport, de la machinerie et les domaines apparentés ont déclaré avoir été victimes de tels comportements, comparativement à 19 % des hommes.

Tout de même, les femmes occupant certains emplois historiquement à prédominance féminine ont également affiché des taux élevés d’expériences de comportements sexualisés inappropriés. Comme dans le domaine de la santé, où les travailleuses ont été 30 % à en rapporter.

L’enquête montre aussi que chez les femmes ciblées par du matériel sexuellement explicite au travail, 28 % ont dit qu’une personne en position d’autorité était à l’origine du comportement. Plusieurs femmes, bien plus nombreuses que les hommes, ne parlent pas de telles expériences par crainte de répercussions négatives sur leur carrière.

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