Les sites de grandes entreprises confrontés à des pannes jeudi

Un peu avant 13h, Akamai a annoncé avoir remédié aux causes de cette panne.
Photo: Dominick Reuter Archives Agence France-Presse Un peu avant 13h, Akamai a annoncé avoir remédié aux causes de cette panne.

Plusieurs entreprises canadiennes, ainsi que d’autres ailleurs dans le monde, ont indiqué jeudi après-midi à leurs clients que l’accès à leur site Internet et à leurs services était revenu à la normale après avoir connu des difficultés techniques ou des pannes.

Vers 12 h 30 (heure du Québec), le fournisseur technique Akamai a annoncé, sur Twitter, avoir constaté une « perturbation » de son service aux clients, sans plus de précision. Akamai offre diverses prestations informatiques, notamment des services de cybersécurité et d’optimisation pour des sites Internet, qui permettent justement, en théorie, de maintenir l’accès grâce, en partie, à l’infonuagique (cloud).

Un peu avant 13 h, Akamai a annoncé avoir remédié aux causes de cette panne.

« Nous continuons à suivre l’évolution de la situation et pouvons confirmer que ceci n’est pas le résultat d’une cyberattaque sur la plateforme Akamai », a assuré le groupe.

La Banque Royale, la Banque de Montréal et les Services financiers le Choix du Président ont tous indiqué à des consommateurs, dans des messages sur Twitter, que l’accès à leur site web était rétabli. Ils avaient précédemment indiqué être au cours des problèmes techniques et disaient travailler à leur résolution.

Le site web de surveillance Down Detector a montré une forte augmentation des difficultés techniques signalées sur les sites web des trois sociétés jeudi après-midi, ainsi que sur celui de la Banque Scotia et d’Air Canada.

Les sites Internet d’Airbnb, d’AT & T, de Costco et de Delta ont aussi donné des messages d’erreur en milieu de journée, mais semblaient fonctionner normalement en milieu d’après-midi.

Déjà en juin

Mi-juin, une panne mondiale avait déjà affecté environ 500 clients d’Akamai, privés de connexion à Internet du fait d’un problème avec l’un des produits de sécurité de la société américaine.

L’entreprise, dont le siège est situé à Cambridge (Massachusetts, nord-est des États-Unis), avait alors assuré que l’incident, qui avait duré quatre heures et touché plusieurs compagnies aériennes et grandes banques, n’était pas le fait d’une cyberattaque.

Début juin, Fastly, un autre prestataire dont le nom, comme celui d’Akamai, est quasiment inconnu du grand public mais qui est essentiel dans l’accessibilité et le fonctionnement de nombreux sites très fréquentés, avait également connu une panne.

La société, spécialisée dans l’infonuagique, avait expliqué que l’incident, résolu en moins d’une heure et qui avait notamment touché les sites d’Amazon ou du New York Times, était dû à un défaut de l’un de ses logiciels.

Le défaut en question avait provoqué des défaillances en chaînes après qu’un client de Fastly eût mis à jour ses préférences.

Avec La Presse canadienne

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