​Agression du policier Vig: Ali Ngarukiye subira une évaluation psychiatrique

Ali Ngarukiye est accusé d’avoir désarmé et agressé le policier Sanjay Vig le 28 janvier dernier.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir

Ali Ngarukiye est accusé d’avoir désarmé et agressé le policier Sanjay Vig le 28 janvier dernier.

Le « véritable suspect » de l’attaque contre le policier Sanjay Vig, Ali Ngarukiye, devra subir une évaluation psychiatrique à l’Institut Pinel durant les 30 prochains jours. Durant sa détention, l’homme de 21 ans a aussi été accusé d’avoir tué son codétenu.

« On demande une évaluation pour déterminer son état mental au moment de commettre les infractions alléguées, soit la tentative de meurtre [contre le policier Sanjay Vig] ainsi que le meurtre [de son compagnon de cellule] », a mentionné son avocat, Me Lloyd Fischler.

Ali Ngarukiye a comparu par visioconférence à partir d’une cellule à haute sécurité où il n’est possible de voir qu’une partie de son visage. Sa conjointe et d’autres membres de sa famille étaient présents au Palais de justice de Montréal, mais n’ont pas souhaité s’adresser aux médias.

Initialement, Ali Ngarukiye, qui est accusé d’avoir désarmé et agressé le policier Sanjay Vig le 28 janvier dernier, devait subir son enquête sur mise en liberté. Or, l’accusé a été plus récemment accusé d’avoir tué son compagnon de cellule à la prison de Rivière-des-Prairies, le mois dernier.

Ali Ngarukiye reviendra devant le tribunal le 19 août.

Erreur sur la personne

Cette affaire, c’était aussi le début d’un cauchemar pour Mamadi III Fara Camara, qui rappelons-le, a été arrêté en raison d’une erreur sur la personne, pendant que Ali Ngarukiye était en cavale.

M. Camara et ses proches ont intenté la semaine dernière une poursuite civile de 1,2 million de dollars contre le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

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