Coups d’oeil sur la Fête nationale

Entre les joies du déconfinement et l’engouement pour le hockey des séries éliminatoires, la table était mise pour une fête nationale aux notes enthousiastes, jeudi. Le Devoir a sillonné des parcs et des ruelles de Montréal pour en prendre la mesure. Textes de Lise Denis et images de Jacques Nadeau.

1 Attablé au parc Jarry, Morgan Petit profite de la fête nationale pour renouer avec ses amis qu’il n’avait pas vus depuis plus d’un an. À cause de la pandémie, les trois familles n’avaient pas eu l’occasion de se présenter leurs enfants en bas âge. Après avoir respecté « à la lettre » les consignes sanitaires du gouvernement, Morgan Petit a le sentiment de retrouver la vie d’avant. « On sait qu’on est encore en zone jaune, mais on met la pandémie on hold pendant une journée. » Jacques Nadeau Le Devoir
2 Originaires de Jamaïque et de Trinidad, Alto Prescott-Hinds et son mari vivent au Québec depuis plus de 20 ans. Ils n’avaient pas pour habitude de célébrer la fête nationale, mais depuis la naissance de leurs deux enfants, le 24 juin est devenu un incontournable. Jacques Nadeau Le Devoir
3 À quelques mètres du parc Laurier, un groupe de voisins s’est réuni dans la ruelle du Grand Peuplier, préférant fêter en petit comité « On avait l’habitude d’aller au parc, mais depuis l’hiver et avec la pandémie, on trouve notre ruelle plus intime et sécuritaire », confie Gabriel Séguin. Pour ces cinq familles, la fête nationale est l’occasion de célébrer la vie de quartier, exacerbée par la pandémie. Jacques Nadeau Le Devoir
4 « Go Québec Go ! » clame Adrien Sanchez, ne comprenant pas pourquoi l’équipe des Canadiens ne s’appelle pas les Québécois. Avant d’aller suivre le match de hockey en famille, Adrien Sanchez et ses amis se sont réunis au parc Jarry. « Aujourd’hui, c’est la fête nationale, mais aussi la fête de la famille ! » lance l’une de ses amies. Colombiens, Mexicains, Salvadoriens, ils se sont tous rassemblés pour « célébrer les valeurs québécoises ». Jacques Nadeau Le Devoir
5 Cette journée de fête avait une saveur particulière pour Ernes Carranza puisqu’il allait découvrir, le jour de son anniversaire, le sexe de son futur petit enfant. « Aujourd’hui, c’est ma fête, la fête de mon fils et celle du Québec », se réjouit-il. Regardant tendrement son entourage, il se disait « fier de les avoir vus grandir avec le Québec ». Jacques Nadeau Le Devoir
6 « Nous venons du Bangladesh, mais nos enfants sont québécois et parlent français. Pour nous, c’est important qu’ils héritent des valeurs québécoises », explique Ziaul Haque, président de l’association de solidarité bangladaise. Réunies autour du kiosque du parc Jarry, une dizaine de familles, attablées à distance, sont venues partager un repas pour la fête nationale. Jacques Nadeau Le Devoir
7 Arborant fièrement leurs chandails aux couleurs des Canadiens, une vingtaine d’amis s’étant rencontrés au secondaire se sont retrouvés ce jeudi soir pour célébrer la fête nationale et soutenir l’équipe de hockey. « C’est la première fois qu’on se voit en si grand groupe. C’est un peu comme une nouvelle vie ! » lance Florie Dubois. Les plus motivés allaient ensuite suivre le match au centre-ville. Jacques Nadeau Le Devoir
8 Sur la rue Wellington, à Verdun, le marguiller de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs se réjouit de la reprise des spectacles estivaux au sein de sa paroisse. Avant la pandémie, l’église représentait un lieu culturel important pour l’arrondissement, offrant divers concerts et événements musicaux. Jacques Nadeau Le Devoir

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