Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Une fête nationale transformée

    Une fête nationale transformée

    Après avoir été carrément annulé l’été dernier, le traditionnel défilé de la fête nationale sera remplacé cette année par le «défilé inversé», un parcours d’installations interactives dévoilé dimanche matin dans le Quartier des spectacles, en plein cœur du centre-ville de Montréal. Les piétons pourront ainsi «déambuler» parmi des œuvres tantôt visuelles, tantôt sonores qui «racontent notre identité», a précisé la présidente du Comité de la fête nationale du Québec à Montréal, Louise Harel, lors de l’évènement.

    Restrictions sanitaires obligent, le grand spectacle sera enregistré sans public et diffusé à la télévision. Rappelons qu’en vertu du calendrier de déconfinement, ce n’est qu’au lendemain du 24 juin que les grands rassemblements extérieurs et les festivals avec des spectateurs seront permis à nouveau dans la province.

    L’annonce n’a pas manqué de décevoir la présidente générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Marie-Anne Alepin, pour qui la fête nationale ne devrait pas être considérée comme les autres spectacles, mais plutôt comme «un vecteur de fierté et d’affirmation».

    Toujours au chapitre du rayonnement de la culture québécoise, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé quant à elle que son gouvernement compte inciter les ministères et les sociétés d’État à diffuser exclusivement de la musique québécoise. En conférence de presse dimanche matin, la ministre a précisé que les changements se feront «graduellement» dans les établissements et sur les lignes téléphoniques.

  • Un demi-million de victimes au Brésil

    Un demi-million de victimes au Brésil

    Le Brésil a franchi samedi le triste cap des 500 000 morts de la COVID-19, avec une augmentation récente des décès quotidiens, qui confirme l’imminence d’une troisième vague dans un pays où la vie semblait pratiquement revenue à la normale.

    «La troisième vague est en train d’arriver, mais la vaccination, qui pourrait faire la différence, est encore trop lente, et les autorités ne semblent pas vouloir prendre de nouvelles mesures de restriction», a déploré un épidémiologiste de l’Université d’Espirito Santo. Des manifestations ont par ailleurs eu lieu samedi dans plusieurs grandes villes du pays contre le président Jair Bolsonaro, à qui l’on reproche sa gestion chaotique de la crise sanitaire et son discours anticonfinement.

    La situation est beaucoup plus réjouissante au Canada, qui a atteint deux cibles importantes de sa campagne de vaccination cette fin de semaine. Selon le site Web COVID-19 Tracker Canada, plus de 75% des Canadiens admissibles ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19 et plus de 20% des Canadiens admissibles sont maintenant complètement vaccinés.

  • Une fusillade à Toronto

    Une fusillade à Toronto

    Trois enfants et un homme ont été blessés samedi à Toronto lorsque des coups de feu ont éclaté lors d’une fête d’anniversaire en plein air. Deux garçons âgés de 1 an et 11 ans, une fillette âgée de 5 ans ainsi qu’un homme de 23 ans ont été atteints par les balles. Selon le dernier bilan établi dimanche, la fillette, qui a été touchée à la tête, se trouverait dans un état critique.

    «En ce moment, nous travaillons sur des descriptions de suspects, et nous ne pouvons rien fournir de concret pour le moment», a indiqué le surintendant de la police de Toronto, invitant toute personne ayant des informations ou des vidéos à se manifester.

    La fusillade a rapidement fait réagir la classe politique, dont le maire John Tory qui a souligné l’aberration de l’acte: «Tirer un coup de feu à tout moment, n’importe où, dans la ville de Toronto est inacceptable. Le faire durant une fête d’enfants est encore pire.»

  • Les célébrations de «Juneteenth»

    Les célébrations de «Juneteenth»

    Les États-Unis célébraient samedi «Juneteenth», jour anniversaire de la fin de l’esclavage sur son territoire, un an après la mort de George Floyd. Jeudi dernier, le président Joe Biden a d’ailleurs promulgué une loi faisant du 19 juin un jour férié national, 156 ans après que l’esclavage ait été formellement aboli.

    Contraction des mots «juin» et «dix-neuf» en anglais, cette date marque le jour où les derniers esclaves d’une île du Texas apprenaient, le 19 juin 1865, qu’ils étaient libres. À Washington, plusieurs centaines de personnes ont célébré cet anniversaire en dansant sur l’avenue menant vers la Maison-Blanche, rebaptisée Black Lives Matter Plaza depuis les manifestations antiracistes monstres provoquées par la mort de George Floyd.

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