Les audiences virtuelles sont là pour de bon à la Cour suprême du Canada

Le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, a prévenu jeudi que le système judiciaire ne devrait pas devenir complètement virtuel.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, a prévenu jeudi que le système judiciaire ne devrait pas devenir complètement virtuel.

Le juge en chef de la Cour suprême du Canada estime que le plus haut tribunal du pays continuera de tenir des audiences virtuelles au-delà de la pandémie de COVID-19 — si tous les intervenants sont d’accord.

Lors d’une conférence de presse, jeudi matin, le juge Richard Wagner a déclaré que la téléconférence avait amélioré l’efficacité du processus judiciaire, économisant du temps et des frais de déplacement pour les intervenants aux audiences.

La Cour suprême a commencé à tenir des « audiences virtuelles » en 2020 comme mesure sanitaire pour aider à prévenir la propagation du coronavirus.

Dans tout le pays, d’autres tribunaux ont également été contraints de s’adapter rapidement à la pandémie, ce qui a mené à l’utilisation de technologies en ligne, audio comme vidéo, pour les audiences, ainsi qu’à une numérisation accrue des documents.

Le juge Wagner prévient cependant que le système judiciaire ne devrait pas devenir complètement virtuel.

Il rappelle que certaines collectivités ne disposent toujours pas de réseaux Internet robustes pour mener des audiences en ligne. Par ailleurs, dans de nombreux cas, les témoignages doivent être livrés en personne, pour préserver la solennité du processus judiciaire, a-t-il dit.

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