Les responsables de garderies familiales auront droit à un coup de pouce financier

En 2014, on comptait 15 607 responsables d’un service de garde familiale (RSG), alors qu’il n’y en a plus que 11 121.
Photo: Guillaume Levasseur Archives Le Devoir

En 2014, on comptait 15 607 responsables d’un service de garde familiale (RSG), alors qu’il n’y en a plus que 11 121.

La crise majeure qui frappe le secteur des garderies familiales incite le gouvernement Legault à offrir des incitatifs financiers aux responsables de ces services pour retenir celles qui sont toujours en poste et en attirer de nouvelles.

Depuis 2014, l’exode est massif, les garderies familiales ferment leurs portes à un rythme effréné, alors que les besoins de services de garde ne cessent de croître. Le Québec perd chaque année 4000 places dans ces garderies.

En 2014, on comptait 15 607 responsables d’un service de garde familiale (RSG), alors qu’il n’y en a plus que 11 121.

Pendant ce temps, pour les parents, la liste d’attente s’allonge toujours, comptant actuellement 51 000 noms.

Pour freiner ce phénomène et inverser la tendance, Québec offrira 3000 $ par année aux RSG qui accueillent au moins six enfants. Si elles accueillent au moins neuf enfants, le chèque atteindra 6000 $ par an, par exemple pour embaucher une assistante.

L’annonce du plan de relance des garderies familiales a été faite jeudi par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, en conférence de presse.

Les personnes, dans la grande majorité des cas des femmes, intéressées à ouvrir une garderie familiale auront droit à une aide de démarrage de 3500 $, qui pourra servir notamment à acheter de l’équipement.

En parallèle, le ministère de la Famille veut ouvrir un « chantier » visant à réduire les lourdeurs administratives reliées à ce type de service de garde.

Au total, les mesures annoncées devraient totaliser 200 millions $ sur cinq ans.

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