La FTQ vient de conclure une entente de principe avec Québec

Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs du Québec
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs du Québec

Déblocage majeur dans le secteur public : la FTQ a conclu en fin de journée samedi une entente de principe avec Québec, touchant tant les salaires que les conditions de travail.

C’est la première des trois centrales syndicales à parvenir à une entente avec Québec et une entente complète, qui inclut les augmentations de salaire.

L’entente prévoit des augmentations de 2 % par année pour un contrat de trois ans, avec des ajustements salariaux pour plusieurs catégories d’emploi.

Elle prévoit également un rattrapage salarial pour les plus bas salariés, à compter de la troisième année du contrat de travail.

Jusqu’ici, Québec offrait des augmentations de 1,75 %, puis 1,75 % et 1,5 % avec deux montants forfaitaires et une majoration possible de 1 % si l’inflation est supérieure à 5 % et si la croissance économique prévue par le gouvernement est au rendez-vous.
 

« Totalement satisfait »

« Je suis totalement satisfait ! Des fois, on a un petit peu le demi-sourire, après une entente de principe, mais là, je vous avoue qu’on est vraiment totalement satisfait. On a obtenu pas mal ce qu’on voulait, finalement », a commenté le président de la FTQ, Daniel Boyer, en entrevue samedi soir avec La Presse canadienne.

« Et je pense que ce qui a été convenu, ça va améliorer les conditions d’exercice d’emploi et ça va aussi améliorer, bien sûr, la rémunération des gens qui travaillent dans les grands réseaux, en santé et en éducation », a-t-il conclu.

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec a souligné les efforts particuliers qui ont été faits pour les plus bas salariés, qui toucheront donc des augmentations plus élevées.

De même, des postes seront créés notamment par la conversion de postes à temps partiel en postes à temps complet et par une augmentation du nombre d’heures « pour les rendre plus attrayants », a noté M. Boyer.

La ministre LeBel heureuse

« Sous l’impulsion que le premier ministre François Legault et moi avons donnée le 2 mai et grâce au travail de l’ensemble des équipes de négociations, je suis heureuse d’annoncer une entente de principe globale avec près de 60 000 employés du secteur parapublic représentés par la FTQ », a commenté la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

Cette entente constitue un gain déterminant pour le gouvernement Legault, puisqu’il s’agit d’une entente complète, portant à la fois sur les conditions de travail et les salaires.

Jusqu’ici, le gouvernement avait conclu des ententes, parfois partielles, avec les enseignants du primaire-secondaire (FSE-CSQ et FAE), de même qu’avec la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé), mais pour les conditions de travail seulement, pas les salaires.
 

« Toute une semaine »

La FTQ compte 58 000 membres dans les secteurs public et parapublic, en éducation (employés de soutien scolaire et professionnels) et en santé et services sociaux, notamment des milliers de préposés aux bénéficiaires.

Les membres de la FTQ devront maintenant se prononcer sur cette entente de principe au cours des prochains jours.

Quatre de ses grands syndicats sont concernés : le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employés de service (SQEES), le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) et l’Union des employés de service (UES-800)

Pour la FTQ, ça a été « toute une semaine », s’est exclamé M. Boyer. En effet, une autre entente de principe majeure est également intervenue, cette fois dans l’industrie de la construction, là où la FTQ-Construction est la plus imposante des cinq organisations syndicales. « On est bien content; ça a été une grosse semaine », a conclu le président de la centrale de 600 000 membres.

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