Extradition demandée par les États-Unis - Vito Rizzuto tente d'obtenir sa liberté provisoire une nouvelle fois

Le présumé patron de la mafia montréalaise Vito Rizzuto a comparu hier matin au palais de justice de Montréal pour tenter d'obtenir une remise en liberté provisoire en attendant que soit réglé le dossier d'extradition présenté par les États-Unis au début de l'année.

En janvier dernier, M. Rizzuto avait été arrêté et incarcéré à la demande de la justice américaine, qui le soupçonne d'avoir été mêlé à un règlement de comptes survenu en mai 1981 à New York, au cours duquel trois personnes ont perdu la vie.

Aucune accusation de meurtre n'a été déposée contre Vito Rizzuto mais le présumé patron de la mafia montréalaise est accusé de complot et de gangstérisme. Ses avocats objectent que le délai de prescription est échu depuis 1986 — soit cinq ans après les faits —, un argument que conteste la justice américaine.

Il revient au ministre de la Justice du Canada, Irwin Cotler, de décider si Vito Rizzuto sera extradé vers les États-Unis. Mais en attendant, M. Rizzuto souhaiterait retrouver sa liberté provisoire.

Témoignage d'un spécialiste

Pour donner plus de poids à la requête de leur client, les avocats de Vito Rizzuto feront témoigner ce matin un avocat spécialiste des questions d'extradition aux États-Unis, Allan Dershowitz, qui a compté parmi ses clients le boxeur Mike Tyson et l'ancien joueur de football O. J. Simpson.

Le juge François Doyon pourrait décider d'ici la fin de la semaine s'il remet M. Rizzuto en liberté.

En avril, le juge Jean-Guy Boilard a déjà refusé une première fois d'accéder à la demande de libération provisoire de Vito Rizzuto.