Quoi retenir de la (longue) fin de semaine?

  • Une situation encourageante au pays

    Une situation encourageante au pays

    ​L’accalmie se poursuit au Québec, où la pandémie de COVID-19 est descendue pendant la longue fin de semaine à un niveau qui n’avait plus été vu depuis septembre. Le nombre quotidien de nouveaux cas est passé dimanche sous la barre des 500, les autorités en recensant 477. La tendance a continué lundi, avec 433 nouvelles infections. 

    Sur Twitter, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a tout de même appelé les Québécois dimanche à ne pas relâcher leurs efforts. «Je rappelle que les assouplissements annoncés entrent en vigueur le 28 mai, vendredi prochain. D’ici là, il faut continuer de respecter les mesures sanitaires du palier de couleur de votre région.» Les dernières mesures spéciales d’urgence liées à la crise ont par ailleurs pris fin lundi dans les quelques régions du Québec où une augmentation préoccupante de cas de COVID-19 avait été constatée ces dernières semaines. 

    Au chapitre de la vaccination, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a recommandé de ne pas mélanger les doses de vaccins contre la COVID-19 «dans la mesure du possible». Il est toutefois ouvert au fait que l’on puisse recevoir une deuxième dose d’un vaccin de la même famille que le premier, «par exemple, compléter une série ayant commencé par un vaccin à ARNm [comme ceux de Pfizer et Moderna] par un autre vaccin à ARNm». La recommandation a été formulée un peu avant que le pays atteigne samedi un plateau encourageant: plus de la moitié des Canadiens ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. 

    Bien loin de nos contrées, l’Inde a quant à elle passé le triste cap des 300 000 morts de la COVID-19. La vague de transmission de la maladie qui a balayé le pays ces dernières semaines montre des signes d’apaisement dans les grandes villes, mais elle fait toujours des ravages dans les régions plus pauvres. 

  • Commémorations pour George Floyd

    Commémorations pour George Floyd

    Un an après l’affaire George Floyd, qui a suscité l’émoi aux quatre coins de la planète et relancé le mouvement Black Lives Matter, Minneapolis a souligné dimanche le premier anniversaire du meurtre de l’Afro-Américain par Derek Chauvin, un policier blanc.

    Dans la ville située dans le nord des États-Unis, plus d’un millier de personnes ont aussi marché aux côtés des membres de la famille pour dénoncer les discriminations raciales flagrantes au pays. «Ce qui est arrivé à George Floyd, ainsi qu’à tant d’autres, est à l’origine d’un changement non seulement à travers l’Amérique, mais aussi dans le monde», a d’ailleurs déclaré le révérend Al Sharpton, militant des droits civiques.

    Rappelons que Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre en avril dernier et que sa peine sera prononcée le 25 juin prochain.

  • La Biélorussie sous pression

    La Biélorussie sous pression

    Dimanche, la Biélorussie a intercepté un vol qui allait d’Athènes à Vilnius, ce qui a mené à l’arrestation de l’opposant et journaliste Roman Protassevitch, passager à bord. Le geste a grandement fâché la communauté internationale, particulièrement après les explications du gouvernement. Les autorités biélorusses disent avoir demandé à l’avion de Ryanair d’atterrir à cause de la potentielle présence d’une bombe, posée par le Hamas qui plus est, mais elle s’est avérée mensongère. Et nombre de pays occidentaux n’en croient pas un mot non plus.

    L’Union européenne a fermé lundi son espace aérien aux appareils biélorusses en plus de recommander aux différentes compagnies européennes d’éviter le leur, comme l’avait fait l’Ukraine, la Lituanie, et dans une moindre mesure le Royaume-Uni plus tôt. Des compagnies aériennes, dont Lufthansa, ont fait de même. «Le régime a transformé notre pays en Corée du Nord au milieu de l’Europe», a réagi de son côté l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa, en exil.

  • Mobilisation contre un développement immobilier

    Mobilisation contre un développement immobilier

    Près d’une centaine de résidents de la municipalité d’Oka et de membres de la communauté mohawk de Kanesatake ont défilé samedi pour empêcher le développement immobilier dans la Pinède. Cette forêt, qui fait l’objet de revendications territoriales historiques, se trouve à proximité d’un secteur en développement où plusieurs maisons ont été construites dans les dernières années. Un projet de règlement pour en faire un site patrimonial a d’ailleurs été adopté l’an dernier par la municipalité.

    Plusieurs des citoyens présents lors de la manifestation s’inquiètent du fait que le secteur soit tout de même développé, car le promoteur immobilier Grégoire Gollin possède plusieurs terrains dans la Pinède et menace de poursuivre la municipalité pour l’adoption du règlement, qui reçoit l’appui de Québec, sans effectuer de consultations publiques au préalable. Il se dit victime d’une «expropriation déguisée».

    «Tout ce qu’on demande, c’est la paix et le retour de nos terres», a quant à elle clamé lors de la marche Ellen Gabriel, qui se définit comme porte-parole de la Défense des terres de Kanesatake.

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