Faux chèque au Qatar - Sophie Dubé connaîtra la date de son procès dimanche

Sherbrooke — La Sherbrookoise Sophie Dubé, coincée au Qatar pour une affaire de faux chèques, devrait savoir dimanche quand la justice du Qatar entendra sa cause.

«J'ai réussi à contacter quelqu'un à la cour et il m'a assuré que c'est à ce moment que je connaîtrai la date de ma comparution, indique la jeune femme de 18 ans confinée dans ce pays depuis février. Si j'ai reçu mon argent de l'ambassade du Canada au Koweït, je vais prendre le taxi et me rendre directement à la cour. La seule chose que je souhaite, c'est que mon cauchemar se termine au plus vite.»

Hommes à retracer

Sophie Dubé aurait tenté de changer de faux chèques dans une banque du Qatar.

Étant donné que les vendredis et samedis sont jours de fin de semaine au Qatar, ce n'est que dimanche qu'elle pourra en savoir davantage sur sa situation.

«J'espère que je pourrai avoir accès à l'argent que le Canada m'a fait parvenir, car je viens de dépenser mes derniers dollars pour acheter de la nourriture», a signalé la jeune femme.

Elle souhaite que les deux hommes de l'arrondissement de Verdun à Montréal qui l'ont entraînée dans cette affaire soient retracés. Selon elle, l'un d'eux a été rattrapé par la police du Qatar et serait en prison à Doha. Cependant, elle n'en a aucune confirmation.

Un des deux hommes a déjà été accusé dans une affaire de fraude par chèque dans un commerce de Sherbrooke.

«J'ai rencontré ces deux individus, qui sont deux frères, lors d'une fête à Sherbrooke. Je n'étais pas au courant des activités dans lesquelles ils trempaient. Si j'avais su dans quoi je m'embarquais, je serais restée au Canada. Je crois que j'ai été un peu stupide. Je ne voyais que l'argent qu'ils me faisaient miroiter sans me méfier.»

Sophie Dubé estime que le montant de la fraude dont elle est accusée s'élève à environ 140 000 $.

Fiancé

Le fiancé de Sophie Dubé, qui préfère ne pas être identifié, soutient qu'il a été mis au courant de la situation après l'arrestation dans une banque du Qatar.

«Elle s'est fait utiliser et exploiter. Elle est maintenant prise là-bas sans que personne ne puisse la sortir de là», déplore l'homme. C'est lui qui s'est rendu au Moyen-Orient pour payer la caution et la sortir de prison.

«Je tente de lui envoyer de l'argent du mieux que je peux, a affirmé le jeune homme. L'hôtel me coûte les yeux de la tête. Les conditions dans lesquelles elle vit sont difficiles.»

Il a dit ne pas connaître les gars qui ont piégé sa fiancée.

«Ça fait cinq mois que je fais des démarches. Certains gars ont fait des menaces de mort à ma mère par rapport à cette affaire», a prétendu le jeune homme.