Violence conjugale: Québec annonce 236 nouvelles maisons de deuxième étape

La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault

La crise du logement n’épargne pas les victimes de violence conjugale, souvent incapables de trouver un toit rapidement pour assurer leur sécurité hors du foyer.

Le gouvernement va tenter de répondre à ce besoin en construisant 236 nouvelles maisons d’hébergement de seconde étape pour femmes victimes de violence, et ainsi resserrer le filet de sécurité à leur assurer.

Les maisons de seconde étape offrent à ces femmes des séjours plus longs, souvent de plusieurs mois, contrairement aux maisons d’hébergement destinées à offrir du secours pour une brève période. Une cinquantaine de ces maisons de seconde étape devraient être construites d’ici un an ; les autres, d’ici trois ans.

De plus, ces femmes auront accès au programme de supplément au loyer.

Québec veut aussi élargir à tout le territoire — et en priorité à Montréal, où elles sont inexistantes —, le réseau des cellules d’intervention rapide auprès des femmes violentées.

Ces annonces, qui ont reçu aussitôt un bon accueil du milieu des maisons d’hébergement, ont été faites vendredi par la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, et la ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Elles font partie du plan global d’action de 222 millions de dollars sur cinq ans rendu public dernièrement et visant à lutter contre la violence faite aux femmes et freiner la hausse récente de féminicides.

Le Québec a déploré 10 féminicides depuis le début de l’année.

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