Manifestation à Montréal pour réclamer davantage de logements sociaux

Le premier ministre François Legault et la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, ont refusé dans les derniers jours de parler de crise du logement, même si le chef caquiste reconnaît le manque d’habitations abordables.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le premier ministre François Legault et la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, ont refusé dans les derniers jours de parler de crise du logement, même si le chef caquiste reconnaît le manque d’habitations abordables.

Une manifestation pour réclamer davantage de logements sociaux a eu lieu samedi après-midi dans les rues de l’arrondissement Sud-Ouest, là où le prix du loyer est parmi les plus élevés sur l’île de Montréal, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Les organisateurs de la marche demandent des investissements supplémentaires d’urgence au gouvernement Legault pour répondre au besoin criant en matière de logements.

« On a l’impression qu’il va avoir encore de trop nombreux ménages qui risquent de se retrouver sans bail au 1er juillet, observe la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme. Depuis plusieurs semaines, on a demandé au ministère de l’Habitation d’ajuster son programme d’aide, on lui a fait des propositions. On n’a toujours pas de nouvelles. »

À moyen terme, l’organisme demande l’ajout de 50 000 logements sociaux sur cinq ans, soit avec des constructions neuves et en acquérant des immeubles existants pour les sortir du marché spéculatif. Il souhaite aussi un contrôle des prix et l’instauration d’un registre des loyers.

« L’heure n’est plus aux mesurettes, il faut des mesures structurantes », insiste Mme Laflamme, qui estime que les sommes prévues au dernier budget provincial sont insuffisantes.

Le premier ministre François Legault et la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, ont refusé dans les derniers jours de parler de crise du logement, même si le chef caquiste reconnaît le manque d’habitations abordables.

Sur le terrain, plusieurs locataires cherchent désespérément des logements abordables, mais ils sont confrontés à des loyers hors de prix, constate le FRAPRU.

« Cette crise n’est pas qu’une question du taux d’inoccupation, comme semble le croire la ministre de l’Habitation et le premier ministre. La crise du logement, c’est le fait que pour un trop grand nombre de ménages locataires, le marché privé n’a pas de logements qui peuvent se payer », évoque Mme Laflamme.

La CAQ avait promis de construire 15 000 logements sociaux durant son mandat. M. Laforest a assuré que l’engagement caquiste allait être réalisé.

Québec et Ottawa ont d’ailleurs annoncé un investissement supplémentaire de 100 millions mercredi pour la rénovation de HLM à Montréal.

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