Quoi retenir de la fin de semaine?

  • La COVID-19, ici et ailleurs

    La COVID-19, ici et ailleurs

    La troisième vague de COVID-19 continue de s’essouffler au Québec, où les autorités ont signalé 1101 nouveaux cas samedi et 1006 dimanche. Les hospitalisations dues à la maladie ont aussi continué de baisser dans la province et sont à 574 patients, dont 157 en soins intensifs.

    Autre signe encourageant: au cours de la dernière semaine, le taux de reproduction de la COVID-19 a été de 0,78, un signe que la pandémie est contrôlée, selon l’Institut national de la santé publique. «La tendance des derniers jours est encourageante. Continuons nos efforts pour améliorer la situation», a d’ailleurs écrit dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter. Un troisième cas de thrombose liée au vaccin d’AstraZeneca a toutefois été signalé samedi par le ministère de la Santé, qui a précisé que la personne concernée était dans un état stable à l’hôpital.

    Du côté de l’Ontario, où la situation est loin d’être aussi réjouissante, la première ministre, Christine Elliott, a annoncé dimanche l’élargissement de l’admissibilité au vaccin dans toute la province. Dès demain, les adultes de 114 codes postaux considérés comme des points chauds de l’épidémie pourront prendre rendez-vous pour recevoir leur dose.

    Et à des milliers de kilomètres, en Inde, où les autorités ont fait état dimanche de 3689 morts de la COVID-19 en 24 heures, du jamais vu dans le pays, l’aide internationale continue d’affluer sous la forme de bouteilles d’oxygène et de matériel médical. À New Delhi, dans la capitale, des malades meurent devant les hôpitaux, faute de pouvoir y être soignés.

  • Une manifestation contre les mesures sanitaires

    Une manifestation contre les mesures sanitaires

    Des milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, se sont réunies samedi après-midi près de la clinique de vaccination du Stade olympique, à Montréal, afin de manifester leur opposition aux mesures sanitaires, qu’ils jugent «excessives et injustifiées». Sans surprise, l’événement a eu lieu sous haute surveillance policière. «Quelques constats d’infraction ont été remis concernant le non-respect des règles sanitaires», a d’ailleurs précisé l’agent relationniste du Service de police de la Ville de Montréal.

    Dans la foule, rares étaient ceux qui portaient un masque, tandis que certaines personnes offraient même des câlins gratuits aux manifestants. Ailleurs au Québec, des manifestations similaires ont entre autres eu lieu à Alma, à Rouyn-Noranda, à Gatineau et à Sherbrooke. «Nous considérons les mesures sanitaires comme excessives et injustifiées. Nous demandons un retour à la vie normale. Le moment est venu de tous se lever en même temps pour créer un rassemblement historique et pacifique», ont écrit sur Facebook les organisateurs de l’événement «Québec Debout».

  • La fête des travailleurs

    La fête des travailleurs

    Une autre manifestation a eu lieu à Montréal samedi, celle-ci plus traditionnelle, dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Organisée par la Coalition montréalaise du 1er mai, la marche visait notamment à réclamer un réinvestissement massif dans les services publics et de meilleures conditions de travail pour tous.

    «Visiblement, on a beaucoup de chemin à faire vu que les droits des salariés peuvent être si facilement bafoués», a affirmé Michel Murray, le porte-parole du Syndicat des débardeurs, dont les membres ont ouvert la marche. Les débardeurs du port de Montréal ont d’ailleurs repris leurs activités dimanche après l’approbation, tard en soirée vendredi, d’une loi spéciale les forçant à un retour au travail. 

    Pour le porte-parole, cette loi spéciale est une attaque directe contre le droit de grève. Il a par ailleurs mentionné samedi qu’une action en justice serait intentée. Rappelons que les 1150 débardeurs du port de Montréal sont sans convention collective depuis 2018. 

  • Une manifestation contre la misogynie en ligne

    Une manifestation contre la misogynie en ligne

    Un groupe de personnes — principalement des femmes — a manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal dans la foulée d’une enquête policière sur le partage de photos intimes de milliers de femmes sur les réseaux sociaux sans leur consentement.

    La marche, qui s’inscrit dans le mouvement transnational «Slutwalk», visait aussi à briser le silence autour des propos dégradants et du mépris visant les travailleuses du sexe.

    «Les hommes pensent que parce qu’on se met sur Internet à moitié nues, on se respecte pas [...] Ce n’est pas parce qu’on est à l’aise avec notre corps que tu as le droit de dire quelque chose par rapport à ça», a dénoncé Angela Figueroa, l’organisatrice de l’événement.

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