Quoi retenir de la fin de semaine?

  • La troisième vague de la COVID-19, ici et ailleurs

    La troisième vague de la COVID-19, ici et ailleurs

    Les jours se suivent et ressemblent au Québec, où la progression de la troisième vague de COVID-19 continue de s’essouffler. Selon les données, le nombre de nouveaux cas a augmenté de 1014 dimanche et de 1106 samedi. La situation s’améliore aussi dans les hôpitaux, où le nombre d’hospitalisations liées à la maladie a chuté de 30 pendant la fin de semaine. Samedi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a toutefois indiqué sur Twitter que «les jeunes adultes sont malades plus longtemps et attendent plus avant de se présenter à l’hôpital», précisant que plus de la moitié des nouveaux cas d’infections touchent des personnes âgées de moins de 40 ans.

    À l’échelle du pays, l’ensemble des hôpitaux ont admis en moyenne 4167 patients du 16 au 22 avril, une augmentation de 22% par rapport à la semaine précédente, révélait samedi l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam. «Nous sommes raisonnablement optimistes que les efforts et les restrictions renforcées commencent à porter leurs fruits», a-t-elle déclaré.

    De l’autre côté de la planète, la pandémie continue à déferler, toujours plus fort, en Inde. Avec 349 691 nouveaux cas de COVID-19 recensés dimanche, le pays a de nouveau battu le record mondial. La crise met en lumière la vétusté de son système de santé, qui connaît des pénuries d’oxygène aux conséquences parfois funestes. L’Union européenne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, les États-Unis et le Pakistan ont déjà offert leur aide «dans les prochains jours».

    Sur une note plus positive, la vaccination avance partout autour du globe. Samedi, le cap du milliard de doses administrées de vaccin contre la COVID-19 dans le monde a été atteint. Israël est toujours en tête du peloton quant au nombre de personnes vaccinées par rapport à sa population totale.

  • Des manifestations pour les locataires et contre la brutalité policière

    Des manifestations pour les locataires et contre la brutalité policière

    Des centaines de locataires inquiets de la hausse rapide des loyers et des risques d’éviction accrus auxquels ils font face ont manifesté samedi après-midi à Montréal pour demander au gouvernement d’agir dans le dossier de la crise du logement. «Les logements sont rares, les logements sont chers et quand on a un logement, année après année, on risque de subir une éviction», a lancé le porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), Maxime Roy-Allard.

    Plusieurs élus et organismes, qui estiment que le temps presse pour faire face à la crise du logement, à quelques mois de la période des déménagements du 1er juillet, ont aussi participé au rassemblement. «Je pense qu’il faut que le gouvernement prenne acte qu’on est dans une crise du logement, et ce n’est pas seulement à Montréal», a déclaré le conseiller de la Ville dans le district du Mile End, Richard Ryan, où plusieurs commerces ont d’ailleurs fermé leurs portes dernièrement en raison de la flambée du prix des loyers.

    Dans une déclaration écrite, le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, s’est quant à elle dit «très sensible à la situation que peuvent vivre les locataires».

    Toujours au chapitre des manifestations, près de 200 citoyens se sont réunis dimanche au parc Jarry, à Montréal, dans la foulée de l’arrestation musclée d’une femme trans et noire à la station de métro Jean-Talon, le 17 avril dernier. La vidéo de l’intervention, où l’on peut y voir un agent de sécurité asséner des coups à la femme, a fait grand bruit sur les réseaux sociaux depuis.

    «La priorité des agents de la STM est complètement tordue», a déclaré l’un des manifestants, qui a précisé avoir été lui-même témoin d’arrestations trop agressives. Dans son discours, un porte-parole de Black Lives Matter Montréal a quant à lui laissé savoir que «rien ne justifie une telle violence».

    Quelques protestataires en ont aussi profité pour dénoncer l’augmentation prochaine du pouvoir des agents de la Société de transport de Montréal (STM).

  • La reconnaissance américaine du génocide arménien

    La reconnaissance américaine du génocide arménien

    Joe Biden est devenu samedi le premier président américain à reconnaître le génocide arménien. «Les Américains honorent tous les Arméniens ayant péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd’hui», a écrit Joe Biden dans un communiqué. Cette annonce a suscité la colère du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a aussitôt dénoncé «la politisation par des tiers» du débat.

    Le génocide arménien est contesté par la Turquie. En guise de protestation, le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur américain. Rappelons que les Arméniens estiment à près d’un million et demi le nombre des leurs qui avaient été massacrés par l’Empire ottoman en 1915.

  • Une grève au port de Montréal ?

    Une grève au port de Montréal ?

    À 24 heures du déclenchement d’une grève générale illimitée au port de Montréal, le gouvernement Trudeau entre en piste. La ministre du Travail, Filomena Tassi, a annoncé dimanche sur Twitter que le gouvernement avait envoyé un préavis de dépôt de législation intitulé « Loi prévoyant la reprise et la poursuite des activités au port de Montréal ». Toutefois, si la situation évoluait rapidement et si un accord sur le conflit de travail intervenait, le projet de loi pourrait ne jamais être déposé, indique-t-on à Ottawa.

    Les débardeurs syndiqués ont cessé le travail au cours des dernières fins de semaine. Selon le fédéral, cet arrêt causerait des «dommages importants et potentiellement durables aux économies du Canada, du Québec et de Montréal, en plus d’ajouter de la pression sur les chaînes d’approvisionnement déjà soumises à des pressions importantes en raison de la COVID-19».

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