Mamadi Camara reçoit la Médaille de l’Assemblée nationale

Fin janvier, Mamadi III Fara Camara a été arrêté et a passé six jours en prison après avoir été accusé, à tort, notamment de tentative de meurtre sur un policier.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir Fin janvier, Mamadi III Fara Camara a été arrêté et a passé six jours en prison après avoir été accusé, à tort, notamment de tentative de meurtre sur un policier.

Le Montréalais Mamadi III Fara Camara, qui avait initialement été arrêté par erreur, détenu pendant plusieurs jours, puis libéré, a reçu vendredi la Médaille de l’Assemblée nationale.

C’est le député de Viau, Frantz Benjamin, qui lui a remis la distinction afin de « souligner son sens civique et son engagement bénévole auprès des jeunes de l’organisme Ali, les Princes et Princesses de la rue », selon un communiqué publié par le député libéral.

À la fin du mois de janvier, M. Camara, un chargé de laboratoire de 31 ans de l’École polytechnique de Montréal, avait été interpellé par l’agent Sanjay Vig, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour avoir utilisé son téléphone cellulaire au volant.

Après lui avoir remis une contravention, M. Vig est retourné à son véhicule et a alors été frappé à l’arrière de la tête. Des coups de feu ont aussi été tirés dans sa direction.

M. Camara a alors été arrêté et a passé six jours en prison après avoir été accusé notamment de tentative de meurtre sur un policier. Puis, les accusations portées contre lui ont été retirées par la Couronne.

Le SPVM a depuis présenté ses excuses à M. Camara.

À la fin du mois de mars, un jeune homme de 21 ans, Ali Ngarukiye, a été arrêté à Toronto pour l’agression et le désarmement du policier du SPVM Sanjay Vig, le 28 janvier.

Ali Ngarukiye a été formellement accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves contre un policier, d’avoir tenté de désarmer un agent de la paix et d’avoir déchargé une arme à feu prohibée.

Il a également été accusé du vol de deux véhicules.

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