Divers/Cité, c'est plus qu'une parade

Festival de jazz, Festival Juste pour rire, Nuits d'Afrique, FrancoFolies, personne n'y échappe, c'est la saison des festivals au coeur de Montréal et partout au Québec. Ne faisant pas exception à la règle, la célébration de la fierté lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et travestie, Divers/Cité, fera vibrer la ville de Montréal à partir de ce soir.

Bien plus que la traditionnelle parade annuelle de la fierté gaie, Divers/Cité est un festival au même titre que les autres, comprenant des expositions, des spectacles, de l'animation pendant sept jours, le tout attirant plusieurs centaines de milliers de personnes.

«Nous travaillons pour le rapprochement des communautés par la culture», explique la présidente et cofondatrice du festival, Suzanne Girard, en ajoutant que, comme toutes les «gay prides», l'objectif premier est toujours de «lutter contre l'homophobie» et les nombreux préjugés.

Divers/Cité comprend cette année encore un volet culturel rattaché à sa programmation. Au total, c'est plus de 300 artistes qui participeront à l'événement. Outre la projection du film à grand public Ma vie en rose, une exposition de photos et plusieurs spectacles drags, la section musicale est particulièrement bien garnie.

Soirée disco avec Kris Kono ou Denise Benson, spectacle de musique alternative avec DJ Cherry Cola et DJ Will Munro, musique house, funk, rock: cette année, les organisateurs ont misé sur... la diversité, pour les goûts de tous. Quelques incontournables: Mado au Casino, bingo annuel au Cabaret du Casino de Montréal ce soir et 1, boulevard des rêves, spectacle-cabaret réunissant Nanette Workman, Dorothée Berryman, Lulu Hughes et d'autres voix mémorables, le vendredi 30 juillet, au parc Émilie-Gamelin.

Journée communautaire

Forte de sa programmation culturelle et musicale, la semaine de la fierté gaie est aussi l'occasion pour les divers regroupements et organisations gais d'échanger et de partager lors de la journée communautaire prévue au parc Émilie-Gamelin, le 31 juillet. «C'est populaire auprès du public, ça permet aux organisations de faire une levée de fonds, de donner de l'information, d'accueillir de nouveaux membres, explique Suzanne Girard. Nous, ça nous permet de prendre le pouls de la communauté, voir les nouveaux groupes et ceux qui disparaissent.»

Une nouveauté hors du commun aura lieu cette année lors de la journée communautaire: des employés du CLSC du Faubourg seront sur place pour effectuer des tests de dépistage de la syphilis. «Il y a quelques années, on avait essayé l'hépatite et ça avait bien marché», soutient la présidente.

Le samedi soir, Divers/Cité offrira quelques prestations musicales et un événement majeur, le Sunset Party, qui transforme chaque année le parc Émilie-Gamelin en gigantesque piste de danse, au son de DJ Angel Moraes et DJ Jester.

Et la parade...

Le festival se terminera par le célèbre défilé, le dimanche 1er août, qui attire chaque année plus de 100 000 personnes à lui seul. À ceux qui reprochent à la parade gaie ses excès d'extravagance et d'excentricité, la présidente répond que le défilé est composé «à 75 % de groupes communautaires. Et puis, on n'a jamais professé de représenter le tout.»

La soirée devrait bouger tout autant que la parade, avec

Samantha Fox en spectacle gratuit sur la grande scène du parc Émilie-Gamelin.
1 commentaire
  • valérie lardan - Inscrit 26 juillet 2004 06 h 58

    Pouvoir vivre simplement

    La parade ne plaît pas à tout le monde que l'on soit concerné ou pas.
    la minorité qui défile est pleine de joie et trés colorée est c'est tant mieux.
    maintenant le fait que les médias ne montre que les cotés les plus excentriques n'est pas forcément dû au hazard. ça rassure bien du monde de pouvoir penser que les homos sont des marginaux.

    il faud quand même que tous comprènent que bon nombre d'homos ne défilent pas et ne sont pas plus "visibles" que n'importe qui. nous sommes environs 10 à 15 % de la population, pensez-vous que nous portons tous des plumes?

    a mon sens le plus important et de pouvoir être reconnue par le gouvernement fédéral, comme "citoyen à part entiére", ce qui veu dire avoir les même droits que tout autre citoyen: les même devoirs et les même droits.
    donc le fait le doit d'épouser civilement son conjoint.
    pouvoir passer inaperçue et de vivre sa vie comme tout un chaqu'un, avec les même droits, pouvoir vivre simplement dignement.