Les victimes d’actes criminels prestataires de l’aide sociale ne se feront plus couper leur chèque

Le ministre québécois du Travail et de la Solidarité sociale, Jean Boulet
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Le ministre québécois du Travail et de la Solidarité sociale, Jean Boulet

Les victimes d’actes criminels qui sont prestataires de l’aide sociale ne se feront plus couper leur chèque lorsqu’elles reçoivent des indemnités, a annoncé le ministre de la Solidarité sociale, Jean Boulet, mardi matin.

La mesure, qui devrait entrer en vigueur en janvier 2022, cible les victimes d’actes criminels, mais aussi les accidentés de la route et les personnes ayant subi des lésions professionnelles. Le ministère évalue qu’elle coûtera un peu plus de 2 millions de dollars à l’État par an et touchera 200 personnes au cours des cinq prochaines années.

À l’heure actuelle, les prestataires de l’aide sociale se font couper leur chèque mensuel s’ils reçoivent en plus des indemnisations du programme d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

En entrevue, le ministre rappelle que le Protecteur du citoyen réclamait de tels changements depuis des années. « L’indemnité qui visait à réparer un préjudice physique et psychique prive la citoyenne de ses prestations d’aide de dernier recours et devra être utilisée pour subvenir à ses besoins de base », avait d’ailleurs fait valoir Raymonde Saint-Germain dans son rapport annuel 2013-2014.

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