Quoi retenir du long congé de Pâques?

  • Progression inquiétante de la COVID-19

    Progression inquiétante de la COVID-19

    La pandémie de COVID-19 a poursuivi sur sa lancée au Québec lors du congé pascal, qui inquiétait plusieurs experts. La province a enregistré samedi 1282 nouveaux cas, 1154 de plus dimanche et 1252 lundi. Entre samedi et lundi, le bilan s’est alourdi de 16 décès. Dans les hôpitaux, la situation est restée globalement stable pendant le long week-end.

    Dimanche après-midi, le gouvernement a toutefois annoncé des mesures spéciales d’urgence dans cinq MRC de la région de Chaudière-Appalaches en raison de la montée inquiétante des nouveaux cas. Comme les régions de Québec, Lévis et Gatineau, les secteurs de Beauce-Sartigan, Bellechasse, Les Etchemins, La Nouvelle-Beauce et Robert-Cliche auront dès lundi à un couvre-feu à 20 h en plus de voir leurs cinémas, salles de spectacle, musées, commerces non essentiels et restaurants fermer leurs portes. L’enseignement, tant au primaire qu’au secondaire, se fera en ligne. Ces mesures doivent rester en place jusqu’au 12 avril.

    Par ailleurs, le Canada a franchi samedi le cap du million de cas depuis le début de la pandémie, au moment où la propagation du virus semble aussi reprendre de l’ampleur à l’échelle du pays.

    Toujours samedi, Santé Canada a annoncé un rappel des couvre-visages contenant du graphène compte tenu de leurs risques pour la santé. L’agence a demandé aux provinces et aux territoires de cesser la distribution et l’utilisation de masques contenant du graphène. 

  • Une marche pour Rebekah Love Harry

    Une marche pour Rebekah Love Harry

    Au lendemain d’une manifestation contre la violence conjugale, des centaines de personnes ont défilé dans les rues de Montréal en fin d’après-midi samedi pour rendre hommage à Rebekah Love Harry, décédée sous les coups de son conjoint le 23 mars dernier, et briser le silence qui entoure la violence conjugale.

    «Je suis en colère surtout parce que ça aurait pu être évité», a d’ailleurs confié Amanda Allison, une amie de la jeune femme, septième victime de la vague de féminicides qui ébranle le Québec depuis quelques semaines.

    Brandon McIntyre, qui cumule les antécédents judiciaires, a été arrêté le 20 mars, soit le jour où Rebekah Love Harry a été violemment battue dans sa résidence de LaSalle, et accusé de meurtre au second degré.

  • Des célébrations de Pâques limitées

    Des célébrations de Pâques limitées

    Pour une deuxième année de suite, les célébrations du dimanche de Pâques ont été marquées par les restrictions sanitaires aux quatre coins de la planète. Au Québec, les autorités autorisent les rassemblements de 250 personnes dans les lieux de culte — à l'exception des agglomérations de Québec, de Lévis et de Gatineau, qui ne peuvent accueillir que 25 personnes —, mais certaines églises ne peuvent accueillir le nombre de fidèles autorisé, faute d’espace pour pratiquer la distanciation.

    À l’oratoire Saint-Joseph, à Montréal, des membres de l’équipe ont dû refuser l’entrée à des croyants pour la messe dimanche. «Comme on est limités pour le nombre de personnes, on fait un plus grand nombre de messes cette fois-ci, pour permettre à plus de gens de venir», a expliqué Céline Barbeau, une responsable des lieux, dont l’équipe distribuait des billets pour les messes suivantes.

  • Des œufs de Pâques contre la junte au Myanmar

    Des œufs de Pâques contre la junte au Myanmar

    Le dimanche pascal en a inspiré plusieurs au Myanmar, où certains manifestants ont défié dimanche le régime militaire avec des œufs de Pâques anti-junte, décorés de messages contre le régime. De son côté, dans son traditionnel message de Pâques, le pape François a exprimé sa «proximité […] avec les jeunes Myanmarais qui s’engagent pour la démocratie en faisant entendre pacifiquement leur voix».

    Lundi, des contestataires, majoritairement des femmes vêtues de tenues traditionnelles, sont sortis dans la rue afin d’applaudir les factions ethniques qui ont apporté leur soutien au mouvement populaire. La veille, dix de ces factions armées ont suspendu le cessez-le-feu qu’elles avaient signé avec l’armée en 2015, en réponse aux violences perpétrées par la junte militaire.

    Plus de 560 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par les forces de sécurité depuis le coup d’État du 1er février, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques.

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