Granby conservera le «saint Patrick» de Pellan

Le «saint Patrick» d’Alfred Pellan, une murale de céramique réalisée dans la tradition de la mosaïque, date de 1958.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le «saint Patrick» d’Alfred Pellan, une murale de céramique réalisée dans la tradition de la mosaïque, date de 1958.

Après des semaines de tergiversations, la Ville de Granby décide finalement de conserver l’œuvre d’Alfred Pellan. Le « saint Patrick » sera démantelé par le Centre de conservation du Québec, puis remisé, a tranché le conseil municipal lundi soir.

La Ville prévoit d’« évaluer les différentes options de restauration et de réutilisation de l’œuvre une fois remisée », a statué le conseil municipal.

La murale de céramique datant de 1958 doit être retirée d’une ancienne école irlandaise de Granby vouée à la démolition. La municipalité flirtait d’abord avec l’idée de détruire la mosaïque, sous prétexte des coûts trop élevés de conservation. Une mise aux enchères infructueuse, puis une offre d’achat par Hydro-Québec avaient ensuite laissé poindre une potentielle sauvegarde de l’œuvre du célèbre artiste.

Le travail de conservation nécessitera près de 80 000 $. De ce montant, 50 000 $ proviennent du budget du ministère de la Culture et des Communications.

Quant à une éventuelle réinstallation, la Société d’histoire de la Haute-Yamaska recommandait de mettre sur pied un comité regroupant des élus et des citoyens qui déterminera la meilleure façon d’assurer la préservation de ce bien patrimonial. L’historien de l’art Laurier Lacroix suggérait d’attacher cette représentation de saint Patrick à l’héritage irlandais du Québec en faisant un effort véritable pour la réinstaller ailleurs.

 
 

Une version précédente de cet article, qui indiquait erronément que la contribution du ministère de la Culture pour la conservation de l’œuvre provenait de l’enveloppe discrétionnaire de la ministre Nathalie Roy (qui était également mal nommée), a été modifiée.

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