Les débardeurs du port de Montréal rejettent l’offre patronale

Sur les 1125 débardeurs du port de Montréal, 1023 personnes ont participé au vote, soit 91 % des membres.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Sur les 1125 débardeurs du port de Montréal, 1023 personnes ont participé au vote, soit 91 % des membres.

Une majorité massive des débardeurs du port de Montréal a rejeté dimanche l’offre finale et globale de l’employeur, après des mois de discussions et de trêve dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Les membres de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affiliée à la FTQ, ont voté à 99,7 % contre la proposition de l’Association des employeurs maritimes (AEM). L’issu du vote, qui s’est tenu dimanche lors d’assemblée générale spéciale, a été dévoilé par le Syndicat des débardeurs du port de Montréal en conférence de presse.

« Nos membres ont aussi voté symboliquement pour demander à l’employeur de retourner à la table de négociations. Dès ce soir, on va appeler les médiateurs. Notre objectif est de retourner à la table pour négocier une entente de principe avec la partie patronale », a commenté le conseiller syndical, Michel Murray.

Sur les 1125 débardeurs, 1023 personnes ont participé au vote, soit 91 % des membres. L’offre patronale a été présentée au syndicat le 12 mars.

Le rejet de l’offre arrive au moment où une trêve de sept mois conclue entre les deux parties prend fin. Cette entente est survenue après que les débardeurs eurent débrayé durant une dizaine de jours en août. Jusqu’au 21 mars, le syndicat et l’employeur s’étaient engagés à ne pas s’adresser aux médias.

Une fois la trêve terminée, il a été convenu que chaque partie retrouverait son droit de lock-out ou de grève.

Auparavant, l’AEM avait tenté d’empêcher la tenue d’une grève en se tournant vers le Conseil canadien des relations industrielles. Le tribunal administratif avait toutefois rejeté la requête de l’employeur qui souhaitait que l’ensemble des activités de débardage soit reconnu comme des services essentiels.

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