L’ex-conjoint de Myriam Dallaire accusé de meurtre

Myriam Dallaire et sa mère ont été retrouvées inanimées le soir du 1er mars dernier dans leur maison de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.
Photo: Améli Pineda Le Devoir Myriam Dallaire et sa mère ont été retrouvées inanimées le soir du 1er mars dernier dans leur maison de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Benjamin Soudin a été formellement accusé vendredi des meurtres non prémédités de son ex-conjointe Myriam Dallaire et de sa belle-mère Sylvie Bisson.

En jaquette depuis son lit d’hôpital, l’homme qui peinait à bouger a confirmé comprendre qu’il fait face à la justice. « Je me rappelle de vous, oui », a-t-il dit à l’avocat qui le représentera, Me Khalid M’Seffar.

D’ici la prochaine audience, prévue le 1er avril, l’évolution de son état de santé sera surveillée à l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, où il est hospitalisé depuis la double attaque. Dans les minutes qui ont suivi l’événement, l’accusé aurait fui les lieux avant d’être impliqué dans un accident de la route à Saint-Jérôme.

Bien que Benjamin Soudin semble toujours mal en point aujourd’hui, la Couronne a estimé qu’il est apte à comparaître.

Les corps inanimés de la femme de 28 ans et de sa mère ont été retrouvés le 1er mars dernier dans leur maison de la rue Samson, à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, à la suite d’un appel au 911. Elles ont alors été transportées à l’hôpital, où le décès de la mère de 60 ans a été constaté. Myriam Dallaire, qui était alors dans un état grave, a succombé à ses blessures le lendemain.

Selon nos informations, Myriam Dallaire et Benjamin Soudin s’étaient récemment séparés et l’homme n’acceptait pas la rupture.

Lourd passé

Au lendemain du double féminicide, des organismes d’aide ont déploré que le passé violent de l’homme n’ait pas été suffisamment pris au sérieux par la justice. Benjamin Soudin avait notamment reconnu avoir « grafigné » et menacé de mort une autre femme dans un contexte de violence conjugale en janvier 2018.

« La séparation ne s’est pas bien faite. Il y a eu une bousculade et des mots malheureux ont été échangés », avait expliqué son avocat à l’époque. L’homme avait alors assuré avoir repris sa vie en main. « J’ai décidé de changer », avait-il plaidé devant le tribunal.

En 2011, l’homme avait reconnu avoir battu un quinquagénaire à coups de barre de métal avec trois autres complices. Les hommes avaient reçu une commande pour donner un « avertissement » à un vendeur de stupéfiants.

Besoin d'aide?

Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez contacter SOS Violence conjugale au 1 800 363-9010.



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