Quoi surveiller aujourd’hui?

  • L’Outaouais passe en zone orange

     L’Outaouais passe en zone orange

    Dès aujourd'hui, l’orange se rapproche un peu plus de Montréal. La région de l’Outaouais et sa plus grande ville, Gatineau, passent à ce palier d’alerte moindre. Il y sera par exemple permis, à environ une heure de Montréal au plus près, de fréquenter une salle de sport ou de s’attabler à deux dans la salle à manger d’un restaurant. Une preuve de résidence dans la région peut être exigée.

    L’Outaouais est la seule région du Québec à perdre sa couleur rouge cette semaine, comme cela avait été annoncé par le premier ministre François Legault, mardi dernier. Comme à Ottawa et dans l’Est ontarien, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, le nombre de cas quotidien de COVID-19 y est en forte baisse. La région rejoint ainsi la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue, le Nord-du-Québec et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, des régions qui ne craignaient pas jusqu’ici l’invasion de Montréalais.

  • Quarantaine dans les hôtels

    Quarantaine dans les hôtels

    Il en coûtera finalement un peu moins que les 2000 $ annoncés pour le séjour de trois nuitées à l’hôtel des voyageurs de retour au pays. Ce passage à l’hôtel devient obligatoire dès aujourd'hui. En descendant de l’avion, les globe-trotteurs devront passer un test de dépistage de la COVID-19, puis attendre le résultat dans une chambre qu’il leur faudra réserver avant leur voyage, par l’entremise d’un système qui connaît déjà quelques difficultés. Après trois jours à l’hôtel, repas fournis, la consigne est de terminer sa quarantaine de deux semaines à la maison. La mesure est jugée trop radicale par certains, qui la contestent devant les tribunaux.

    Ceux voyageant par voie terrestre ne pourront pas se soustraire à l’épreuve du test de dépistage par écouvillon. Dès aujourd'hui, et à moins de bénéficier d’une exemption, les automobilistes revenant des États-Unis devront subir un test de dépistage obligatoire. Cinq points d’entrée très fréquentés du pays disposeront ainsi de leur propre centre de dépistage, dont Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec.

  • Deux ans du Hirak algérien

    Deux ans du Hirak algérien

    C’était le 22 février 2019: les Algériens descendaient massivement dans la rue pour s’opposer à la volonté annoncée du président, Abdelaziz Bouteflika, de briguer un cinquième mandat. Aujourd'hui est le second anniversaire du déclenchement du mouvement populaire antirégime Hirak, qui aura réussi à chasser du pouvoir le président qui s’accrochait au pouvoir, même si très affaibli par la maladie.

    Le Hirak est avant tout le refus de confier au pouvoir en place le droit de mener le processus démocratique. Le mouvement populaire n’a toutefois pas pu empêcher l’organisation d’une présidentielle en décembre 2019, qui a conduit au pouvoir l’ancien fidèle de M. Bouteflika Abdelmadjid Tebboune . Le président Tebboune, qui se remet d’une infection à la COVID-19 soignée en Allemagne, a appelé la semaine dernière à des élections anticipées et a gracié des dizaines de détenus du Hirak, afin d’apaiser ce mouvement antirégime qui souffle sa deuxième bougie. D’importantes manifestations sont à prévoir dans tout le pays.

    [Mise à jour: Des milliers de personnes défilent dans une Alger barricadée pour l'anniversaire du Hirak]

À voir en vidéo